L'étude de l'OEB, intitulée "Brevets et plastiques de demain : tendances mondiales en matière d'innovation dans les domaines du recyclage, de l'éco-conception et des sources alternatives", montre qu'entre 2010 et 2019, la Belgique a contribué à hauteur de 5,7% de toutes les familles de brevets internationales (ou FBI, celle-ci représente une invention pour laquelle des demandes de brevets ont été déposées dans au moins deux offices de brevets dans le monde) déposées par les pays de l'UE dans le domaine du recyclage du plastique. Dans les bioplastiques, la part belge monte à 4,9% souligne le communiqué de l'OEB.
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L'étude de l'OEB, intitulée "Brevets et plastiques de demain : tendances mondiales en matière d'innovation dans les domaines du recyclage, de l'éco-conception et des sources alternatives", montre qu'entre 2010 et 2019, la Belgique a contribué à hauteur de 5,7% de toutes les familles de brevets internationales (ou FBI, celle-ci représente une invention pour laquelle des demandes de brevets ont été déposées dans au moins deux offices de brevets dans le monde) déposées par les pays de l'UE dans le domaine du recyclage du plastique. Dans les bioplastiques, la part belge monte à 4,9% souligne le communiqué de l'OEB. De 2010 à 2019, l'Europe et les Etats-Unis ont joué un rôle important en matière d'innovation dans le recyclage du plastique et des plastiques alternatifs, puisqu'ensemble ils représentent 60% des brevets (30% chacun) déposés dans le monde dans ces secteurs. La Belgique se distingue comme le pays de l'UE "le plus spécialisé à la fois dans le recyclage du plastique et dans les bioplastiques". En effet, la part des demandes de brevets belges déposés par les entreprises et instituts de recherches dans ces deux domaines, rapportée au total belge, est la plus élevée d'Europe. Tandis que l'Allemagne et la France représentent les plus gros contributeurs européens, tant concernant les technologies de recyclage du plastique (respectivement 32% et 17%) que les bioplastiques (34% et 22%). [Schema]L'économie circulaire des plastiques, le Graal"Bien que les plastiques jouent un rôle essentiel dans notre économie, la pollution qu'ils engendrent menace les écosystèmes du monde entier", a déclaré le Président de l'OEB, António Campinos. "La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons aborder ce défi grâce à l'innovation, qui favorise la transition vers un modèle circulaire. Cette étude fournit des éléments-clés sur de nombreuses technologies prometteuses permettant de réutiliser, recycler et biodégrader les produits en plastique. Elle met en lumière les capacités innovatrices de l'Europe dans ce secteur, mais montre que beaucoup de progrès restent à faire pour concrétiser et commercialiser cette recherche européenne à la pointe de l'innovation". Un avis sur l'économie circulaire des plastiques que partage Valipac. En effet, l'ASBL Valipac de par sa position privilégiée en Europe, collecte les informations sur les emballages industriels et s'en occupe spécifiquement. Aujourd'hui, selon l'organisation, 80% du volume des emballages industriels mis sur le marché sont réutilisables. Et de souligner que l'industrie belge peut désormais se targuer d'un taux de recyclage de 90,5% pour les emballages à usage unique (des chiffres de 2020).Outre la traçabilité des déchets, les autres chevaux de bataille de l'ASBL sont de promouvoir le recyclage local (chez nous et en Europe), afin d'arriver à terme à ne plus dépendre de l'Asie pour cela, mais surtout l'économie circulaire de ces déchets industriels. A savoir trouver des solutions avec leurs partenaires afin de "recycler et réutiliser au maximum les emballages industriels". Un exemple parmi d'autres est le film "rétractable circulaire fabriquée pour moitié à partir de matière recyclée et pour l'autre moitié d'un mélange de polymères vierges." S'il est testé depuis 2019 par l'entreprise de matériaux de construction, Wienerberger, Valipac assure que le procédé, mélangeant pour moitié des polymères vierges avec 50 autres pour cent de matière recyclée, est économiquement rentable. Et de conclure que ce film rétractable circulaire n'a pas été breveté. Une décision mûrement réfléchie afin de favoriser sa dissémination en masse.LIRE AUSSI: L'Europe en retard sur ses objectifs de recyclage de plastiques