Le secteur des soins de santé aux personnes âgées s'est retrouvé dans l'oeil du cyclone corona, ce qui n'a pas empêché Aedifica, le spécialiste de l'immobilier de santé coté en Bourse, de se maintenir. Au contraire, l'appétit des investisseurs pour le groupe est plus aiguisé que jamais. En 2020, celui-ci a levé 700 millions d'euros d'argent frais. Puis 286 millions d'euros en juin dernier pour financer sa croissance future.

"Nous avons la ferme intention de jouer un rôle de premier plan sur le marché européen de l'immobilier de santé, affirme cette ingénieure de gestion de 47 ans. Mon travail consiste à trouver les financements nécessaires pour concrétiser les projets de croissance d'Aedifica." Un bon reporting est indispensable pour conserver la confiance des actionnaires et des financiers. Une autre partie de mon boulot consiste à anticiper les risques."

L'ambition de croissance d'Aedifica a fini par convaincre Ingrid Daerden de rejoindre le groupe, elle qui, il y a quelques années, avait consacré son travail de fin d'études à la Vlerick School au secteur de l'immobilier de santé aux Etats-Unis. "Déjà à l'époque, j'étais persuadée que la consolidation dans l'immobilier de santé avait de l'avenir en Europe, se souvient-elle. Aedifica s'est délibérément engagé dans cette voie. Nous sommes actifs dans sept pays, avons renforcé les équipes locales et nous nous sommes imposés comme acteur de référence en Europe."

L'immobilier est le fil rouge de la carrière d'Ingrid Daerden. Elle fut responsable du financement immobilier chez ING, puis a travaillé sept ans chez l'investisseur Cofinimmo, avant d'entrer pour deux ans en tant que CFO chez OTN Systems, spécialisé dans les réseaux de télécoms internationaux: "L'entreprise en plein développement venait de réaliser un sérieux cash drain. Actionnaire de l'entreprise, Gimv préparait sa sortie. C'est aujourd'hui chose faite."

Ingrid Daerden n'y a pas participé car, séduite par le chant des sirènes de l'immobilier, elle a accepté le poste de CFO d'Aedifica en 2018. "Je donne vraiment le meilleur de moi-même dans les entreprises à fort besoin de capitaux. Trouver les bons financements, c'est passionnant. Et dans l'immobilier, vous voyez vos efforts se concrétiser, littéralement. Ce ne sont pas que des chiffres. C'est du palpable."

Je donne vraiment le meilleur de moi-même dans les entreprises à fort besoin de capitaux.

Croître malgré le corona

Chose remarquable: Aedifica a réussi à poursuivre sa croissance malgré la pandémie qui a frappé de plein fouet les soins aux seniors. "Au début, le corona a fait souffler un vent de panique, reconnaît la CFO. Mais nous avons rapidement pris conscience du besoin persistant de l'immobilier de santé. Le nombre de seniors dépendants ne cesse d'augmenter. Après un léger recul dans certains pays, le taux d'occupation repart aujourd'hui à la hausse." Aedifica envisage-t-il à s'implanter dans un huitième pays? "Oui, c'est possible. Mais le but n'est pas de planter notre drapeau un peu partout. Pour nos actionnaires, la conquête d'un nouveau marché doit rimer avec rentabilité."

Le secteur des soins de santé aux personnes âgées s'est retrouvé dans l'oeil du cyclone corona, ce qui n'a pas empêché Aedifica, le spécialiste de l'immobilier de santé coté en Bourse, de se maintenir. Au contraire, l'appétit des investisseurs pour le groupe est plus aiguisé que jamais. En 2020, celui-ci a levé 700 millions d'euros d'argent frais. Puis 286 millions d'euros en juin dernier pour financer sa croissance future. "Nous avons la ferme intention de jouer un rôle de premier plan sur le marché européen de l'immobilier de santé, affirme cette ingénieure de gestion de 47 ans. Mon travail consiste à trouver les financements nécessaires pour concrétiser les projets de croissance d'Aedifica." Un bon reporting est indispensable pour conserver la confiance des actionnaires et des financiers. Une autre partie de mon boulot consiste à anticiper les risques." L'ambition de croissance d'Aedifica a fini par convaincre Ingrid Daerden de rejoindre le groupe, elle qui, il y a quelques années, avait consacré son travail de fin d'études à la Vlerick School au secteur de l'immobilier de santé aux Etats-Unis. "Déjà à l'époque, j'étais persuadée que la consolidation dans l'immobilier de santé avait de l'avenir en Europe, se souvient-elle. Aedifica s'est délibérément engagé dans cette voie. Nous sommes actifs dans sept pays, avons renforcé les équipes locales et nous nous sommes imposés comme acteur de référence en Europe." L'immobilier est le fil rouge de la carrière d'Ingrid Daerden. Elle fut responsable du financement immobilier chez ING, puis a travaillé sept ans chez l'investisseur Cofinimmo, avant d'entrer pour deux ans en tant que CFO chez OTN Systems, spécialisé dans les réseaux de télécoms internationaux: "L'entreprise en plein développement venait de réaliser un sérieux cash drain. Actionnaire de l'entreprise, Gimv préparait sa sortie. C'est aujourd'hui chose faite." Ingrid Daerden n'y a pas participé car, séduite par le chant des sirènes de l'immobilier, elle a accepté le poste de CFO d'Aedifica en 2018. "Je donne vraiment le meilleur de moi-même dans les entreprises à fort besoin de capitaux. Trouver les bons financements, c'est passionnant. Et dans l'immobilier, vous voyez vos efforts se concrétiser, littéralement. Ce ne sont pas que des chiffres. C'est du palpable." Chose remarquable: Aedifica a réussi à poursuivre sa croissance malgré la pandémie qui a frappé de plein fouet les soins aux seniors. "Au début, le corona a fait souffler un vent de panique, reconnaît la CFO. Mais nous avons rapidement pris conscience du besoin persistant de l'immobilier de santé. Le nombre de seniors dépendants ne cesse d'augmenter. Après un léger recul dans certains pays, le taux d'occupation repart aujourd'hui à la hausse." Aedifica envisage-t-il à s'implanter dans un huitième pays? "Oui, c'est possible. Mais le but n'est pas de planter notre drapeau un peu partout. Pour nos actionnaires, la conquête d'un nouveau marché doit rimer avec rentabilité."