La semaine de formation organisée à Libramont consistait à "accélérer" les start-up, en les aidant à "aller à la rencontre de leurs clients et partenaires et à avoir une bonne présentation pour convaincre des financiers", explique Laurence Leblanc, chef de service accompagnement des entreprises chez Idelux. Les jeunes dirigeants d'entreprises ont notamment pu "pitcher", comme on dit dans le jargon, devant un jury de financiers.

Trois start-up ont semble-t-il tiré leur épingle du jeu à l'issue de cette semaine de coaching. Il s'agit de Toopi Organics, une société qui a mis au point un procédé, issu des biotechnologies, permettant de valoriser l'urine humaine, avec peu de consommation d'énergie, en un fertilisant 100% biologique.

Foodgie a quant à elle mis au point une serre connectée qui se charge d'irriguer automatiquement chaque plante, de les éclairer et de maintenir un climat optimal dans le potager. Une application, en outre, guide l'utilisateur sur tous les aspects qui nécessitent une intervention humaine et le notifie dès qu'une production est prête pour la récolte.

Enfin, Walbac, une spin-off de la Haute-Ecole Charlemagne, a développé un complément alimentaire pour animaux valorisant les propriétés pré-biotiques des bactéries pourpres. "Cette semaine nous a appris beaucoup et nous a permis d'avoir un regard extérieur sur notre projet et d'avoir un autre angle car on est la plupart du temps le nez dans le guidon", a confirmé son fondateur, l'ingénieur agronome François Gérard.