Situé à l'intersection des rues Guimard et du Commerce, ce centre flambant neuf - mais encore peu occupé - a ouvert ses portes en matinée à une septantaine de journalistes européens, et ce alors que le groupe chinois traverse une période délicate, essuyant des critiques répétées en provenance des Etats-Unis.

L'administration du président américain Donald Trump pousse en effet depuis plusieurs mois ses alliés à ne pas utiliser d'équipements Huawei, numéro un mondial du secteur, pour le déploiement de leurs équipements 5G, arguant d'un risque pour leur sécurité nationale.

Le géant chinois, qui a dû monter sur le ring médiatique à plusieurs reprises ces dernières semaines afin de se défendre, affirme toutefois que l'ouverture du centre bruxellois - "décidée dès 2017" - et son inauguration ce mardi n'ont pas de lien direct avec le conflit l'opposant à Washington.

Pour autant, ce nouveau hub dans la capitale de l'UE aidera probablement l'entreprise à améliorer son image sur le Vieux continent.

"Quelques millions" par an

"La confiance doit être basée sur des faits, les faits doivent être vérifiables et cette vérification doit être réalisée sur la base de standards communs", a d'ailleurs commenté le président d'Huawei, Ken Hu, soulignant l'importance de ce centre à cet effet. "Nous pensons que c'est un modèle effectif pour créer de la confiance à l'ère du numérique", a-t-il poursuivi.

Concrètement, le cybercentre représente un investissement de "quelques millions" d'euros par an pour le groupe chinois. Il aura un staff permanent de dix personnes, qui devrait être régulièrement enrichi par la venue d'experts d'Huawei en provenance d'autres pays européens.

Installé sur deux étages, il comprendra un espace d'information où l'entreprise chinoise exposera sa stratégie et ses actions en faveur de la sécurité aux acteurs du secteur, que ce soit des agences gouvernementales, des régulateurs, des experts techniques ou encore des associations industrielles. Huawei entend aussi collaborer et communiquer activement avec ceux-ci pour améliorer le développement de la cybersécurité.

Une plate-forme de test et de vérification de la sécurité des produits et des services associés aux clients Huawei sera également installée dans le centre. Les opérateurs télécom, les acteurs institutionnels et prévus pourront notamment y tester et vérifier le code source des équipements d'Huawei.