Le ministère de la Justice n'a pas souhaité réagir à ces accusations. Un porte-parole a toutefois souligné que les méthodes d'enquête "sont toujours en conformité avec la loi" et que les suspects "peuvent toujours bénéficier des mêmes droits constitutionnels aux États-Unis".

Les attaques et menaces qu'évoque Huawei auraient eu lieu ces derniers mois, selon le géant chinois, qui affirme que Washington a fait usage de méthodes sans scrupules. Il est question de perquisitions illégales, de menaces et même de séquestration de travailleurs. Il y aurait également eu des cyberattaques contre le système IT de Huawei. Certains membres du personnel auraient en outre reçu la visite d'agents du FBI, à la recherche d'informations, à leur domicile.

Le gouvernement américain a placé Huawei sur une liste noire au mois de mai dernier, soupçonnant le groupe télécom d'espionnage au profit de Pékin. Des accusations qu'a toujours niées l'entreprise. En conséquence, les sociétés US ne peuvent plus collaborer avec elle, notamment Google et son système d'exploitation Android. Ce boycott est régulièrement abordé dans le cadre des négociations entre les Etats-Unis et la Chine, en pleine guerre commerciale.