Les Pays-Bas ont fait savoir en juin qu'ils allaient apporter une aide de 3,4 milliards d'euros à la compagnie néerlandaise, membre de l'alliance Air France-KLM, pour lui permettre "d'affronter la crise" liée au nouveau coronavirus.

Cette aide se décompose en un prêt de 2,4 milliards accordé par 11 banques, garanti à 90% par l'Etat néerlandais, ainsi que d'un prêt direct d'un milliard d'euros de ce dernier à KLM.

Greenpeace a engagé une procédure de référé contre le gouvernement néerlandais pour le "forcer à interrompre son plan de sauvetage" envers la compagnie "car les conditions climatiques font défaut", a expliqué l'organisation environnementale dans un communiqué.

"Le gouvernement néglige de conclure des accords stricts pour que KLM réduise la pollution", a déclaré Dewi Zloch, spécialiste du climat et de l'énergie chez Greenpeace Pays-Bas, citée dans le communiqué.

"Ce plan de sauvetage alimente la crise climatique, brisant le devoir du gouvernement néerlandais de protéger ses citoyens", avance Mme Zloch.

"Des engagements de la compagnie en matière de développement durable"

KLM avait indiqué que le prêt direct de l'Etat était associé à "des engagements de la compagnie en matière de développement durable", sans donner plus de détails.

Greenpeace, qui affirme que "KLM fonctionne sans un plan d'action climatique solide", souhaite notamment que le gouvernement mette en place un plafond d'émissions de CO2 pour l'entreprise, qui "doit être réduit chaque année".

"Une aviation plus durable ne sera pas accomplie avec les mesures lentes qui sont actuellement en place", dénonce Mme Zloch, plaidant pour la révocation des vols de moins de mille kilomètres.

Le gouvernement a jusqu'au 1er octobre pour entamer des discussions avec Greenpeace afin de savoir s'il accédera ou non à ces demandes, a précisé l'ONG.

Selon la télévision publique NOS, le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra a dit accueillir un éventuel procès avec confiance, ajoutant que la Commission européenne a déjà jugé cette aide "tout à fait acceptable".

Les Pays-Bas ont fait savoir en juin qu'ils allaient apporter une aide de 3,4 milliards d'euros à la compagnie néerlandaise, membre de l'alliance Air France-KLM, pour lui permettre "d'affronter la crise" liée au nouveau coronavirus. Cette aide se décompose en un prêt de 2,4 milliards accordé par 11 banques, garanti à 90% par l'Etat néerlandais, ainsi que d'un prêt direct d'un milliard d'euros de ce dernier à KLM. Greenpeace a engagé une procédure de référé contre le gouvernement néerlandais pour le "forcer à interrompre son plan de sauvetage" envers la compagnie "car les conditions climatiques font défaut", a expliqué l'organisation environnementale dans un communiqué. "Le gouvernement néglige de conclure des accords stricts pour que KLM réduise la pollution", a déclaré Dewi Zloch, spécialiste du climat et de l'énergie chez Greenpeace Pays-Bas, citée dans le communiqué. "Ce plan de sauvetage alimente la crise climatique, brisant le devoir du gouvernement néerlandais de protéger ses citoyens", avance Mme Zloch. KLM avait indiqué que le prêt direct de l'Etat était associé à "des engagements de la compagnie en matière de développement durable", sans donner plus de détails. Greenpeace, qui affirme que "KLM fonctionne sans un plan d'action climatique solide", souhaite notamment que le gouvernement mette en place un plafond d'émissions de CO2 pour l'entreprise, qui "doit être réduit chaque année". "Une aviation plus durable ne sera pas accomplie avec les mesures lentes qui sont actuellement en place", dénonce Mme Zloch, plaidant pour la révocation des vols de moins de mille kilomètres. Le gouvernement a jusqu'au 1er octobre pour entamer des discussions avec Greenpeace afin de savoir s'il accédera ou non à ces demandes, a précisé l'ONG. Selon la télévision publique NOS, le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra a dit accueillir un éventuel procès avec confiance, ajoutant que la Commission européenne a déjà jugé cette aide "tout à fait acceptable".