Ne plus choisir entre durabilité, efficacité et glamour. Tel est l'objectif de la start-up greenology, créée par Anne- Sophie Jiménez Rueda et Chloé Lepez qui ne trouvaient pas leur compte sur le marché de la cosmétique naturelle. "Nous avons créé les produits que nous rêvions d'utiliser, expliquent les deux Bruxelloises. Notre but est de sortir du cliché de la clientèle hippie. La cosmétique durable peut séduire tout le monde. Les produits solides, sans emballage et respectueux du bien-être animal représentent le futur." Après plus d'un an de recherche et développement, greenology propose désormais huit diff...

Ne plus choisir entre durabilité, efficacité et glamour. Tel est l'objectif de la start-up greenology, créée par Anne- Sophie Jiménez Rueda et Chloé Lepez qui ne trouvaient pas leur compte sur le marché de la cosmétique naturelle. "Nous avons créé les produits que nous rêvions d'utiliser, expliquent les deux Bruxelloises. Notre but est de sortir du cliché de la clientèle hippie. La cosmétique durable peut séduire tout le monde. Les produits solides, sans emballage et respectueux du bien-être animal représentent le futur." Après plus d'un an de recherche et développement, greenology propose désormais huit différents soins pour le corps, le visage, les cheveux et l'hygiène dentaire. Pour concrétiser leur projet, les entrepreneuses ont démarché plusieurs laboratoires belges et étrangers. Une équipe de recherche lettonne a eu leur préférence. "En Belgique, l'expertise était limitée. Or, le secteur de la cosmétique est très règlementé en Europe. Il faut des formules stables qui ne causent pas de réaction néfaste pour le corps", explique Chloé Lepez, qui s'occupe du développement. Son associée Anne-Sophie Jiménez Rueda, responsable des relations commerciales et publiques, ajoute: "Ce laboratoire a été très souple financièrement. L'équipe a cru en notre projet et a accepté de rechercher les formules sans envoyer de factures dans un premier temps, sauf pour les frais liés à la logistique". Greenology parvient à générer suffisamment de revenus pour couvrir l'ensemble des frais de développement, de production et de commercialisation. Pour l'heure, les fondatrices ne perçoivent pas encore de salaire afin de stimuler leurs futurs investissements. Elles ont été contactées par divers investisseurs privés mais aucune offre ne les a pour l'instant séduites. Leur plan vers la rentabilité est basé sur le commerce en ligne. Certains détaillants comme Le Petit Boudoir, The Theory ou encore Mellow à Bruxelles proposent tout de même leurs produits en boutique. "Ces partenariats permettent d'améliorer notre notoriété et renforcent notre image de marque face au grand public, commente Anne- Sophie Jiménez Rueda. C'est un investissement, car passer via des retailers augmente les coûts fixes. Or, l'essentiel de nos ventes se fait en ligne." La start-up a mis au point une stratégie de merchandising via les réseaux sociaux. Les fondatrices y communiquent essentiellement en anglais afin de séduire les trois communautés du pays. Elles ont aussi des ambitions européennes. Elles n'hésitent pas à montrer leur visage pour incarner la marque et développer une relation de proximité avec leur communauté. Greenology investigue en outre du côté des entreprises et des restaurants. Ce type de clients demande cependant des produits liquides et non solides. Comment livrer des articles d'hygiène et de soin liquides en respectant leurs valeurs? Leur objectif pour 2022 est de répondre à cette question...