Si le projet de la voiture électrique Chloé s'était réalisé comme prévu, avec une fabrication à Gosselies fin 2020, il serait tombé à pic. Juste au moment où plusieurs pays européens gonflent les aides à l'achat de voitures électriques. Hélas, il n'en est rien. Nos confrères de La Libre parlent même de l'abandon du projet lancé par le chinois Thunder Power, qui souhaitait utiliser l'ancienne usine Caterpillar à Gosselies pour fournir le marché européen.
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Si le projet de la voiture électrique Chloé s'était réalisé comme prévu, avec une fabrication à Gosselies fin 2020, il serait tombé à pic. Juste au moment où plusieurs pays européens gonflent les aides à l'achat de voitures électriques. Hélas, il n'en est rien. Nos confrères de La Libre parlent même de l'abandon du projet lancé par le chinois Thunder Power, qui souhaitait utiliser l'ancienne usine Caterpillar à Gosselies pour fournir le marché européen. La Sogepa, société d'investissement de la Région wallonne, qui devait participer au financement, ne perd pas espoir. " Thunder Power poursuit l'étude du projet et a confié à une banque d'affaires une mission de levée de fonds ", nous indique Renaud Witmeur, CEO de la Sogepa, tant pour les développements en Europe que pour l'acquisition, en Chine, d'une usine de production déjà certifiée. Rappelons que Thunder Power, qui est une start-up, n'a jamais construit d'automobile. S'il y a du retard, le patron de la Sogepa l'attribue à la crise du Covid-19. Mais cela fait longtemps que le dossier paraît embourbé. Fin 2018, lors de l'annonce de l'accord avec la Région wallonne, l'entreprise chinoise parlait d'une levée de fonds de 400 millions de dollars, à laquelle la Sogepa devait ajouter 50 millions d'euros. Thunder Power devait lancer une berline et une petite auto, la Chloé, à 13.000 euros, prévue à l'origine à Gosselies pour la fin 2020, reportée plusieurs fois, aujourd'hui en 2022. Avec l'objectif d'apporter 350 emplois au départ, 4.000 à terme. La levée de fonds n'a visiblement pas encore abouti. Il n'y a aucune trace du lancement de la berline qui devait être commercialisée fin 2019. Le site web du constructeur n'en parle pas et n'est plus mis à jour depuis l'été dernier. D'ailleurs, l'entreprise ne communique pas, seule la Sogepa parle. Le moment de vérité sera la fin de la mission de la levée de fonds, " d'une durée prévue de six à huit mois " dit Renaud Witmeur. " L'objectif est de faire une évaluation précise de ce projet à ce moment-là, qui sera donc un moment important. " Un échec serait embarrassant. Renaud Witmeur assure que le risque financier reste limité. " La Sogepa n'a pas encore investi dans Thunder Power puisque les premières étapes nécessaires à un investissement ne sont pas encore réalisées et que le financement de la Sogepa doit se faire dans le cadre de la levée de fonds globale avec des conditions supplémentaires spécifiques. "