C'est une certitude, les Gafa s'intéressent de près aux activités bancaires. Pas forcément pour les activités en elles-mêmes mais surtout pour la montagne de données très précieuses qu'elles permettent d'accumuler sur les revenus de leurs utilisateurs et aussi, évidemment, sur leurs lieux et habitudes de consommation. Facebook, a...

C'est une certitude, les Gafa s'intéressent de près aux activités bancaires. Pas forcément pour les activités en elles-mêmes mais surtout pour la montagne de données très précieuses qu'elles permettent d'accumuler sur les revenus de leurs utilisateurs et aussi, évidemment, sur leurs lieux et habitudes de consommation. Facebook, après la déconvenue du Libra, s'active sur WhatsApp Pay qu'il a lancé ce mois-ci en Inde. De son côté, Google a décidé de marcher sur les traces d'Apple qui s'est associé l'an dernier avec Marcus, la banque retail de Goldman Sachs, pour lancer une carte de crédit liée à un compte en banque classique. Attaqué de toutes parts pour des pratiques jugées proches de l'abus de position dominante, Google, a choisi la même voie afin d'assurer ses arrières. Dès l'an prochain, le groupe permettra, dans le cadre de nouveaux services liés à Google Pay (comme des outils de gestion budgétaire et financière), l'ouverture d'un compte en banque dans l'un des établissements bancaires partenaires. Baptisé Plex, ce compte s'accompagnera d'une carte de crédit tout aussi classique, à l'effigie de Google, et de moult services bancaires associés. A l'heure actuelle, deux banques ont accepté de jouer le jeu: Stanford Federal Credit Union et Citigroup. Une petite dizaine d'autres enseignes devraient suivre. L'intérêt pour elles est d'attirer dans leur service retail les clients de Google Pay. Ils sont 150 millions dans le monde entier... Google annonce que ces comptes (courants et d'épargne) n'auront ni frais mensuels, ni frais de découvert et s'engage à ne pas utiliser les données recueillies pour cibler des publicités. Dont acte.