Dans le cercle fermé des entreprises familiales, il est coutume de dire: " Avec la troisième génération, ça passe ou ça casse! ". Du côté de Daoust, on serait plutôt tenté d'écrire: " Avec Giles, ça passe et ça se passe même très bien! ".

Petit-fils d'Albert qui a fondé l'entreprise de ressources humaines en 1954 et fils de Jean-Claude qui a repris le flambeau en 1985, Giles Daoust incarne en effet cette troisième génération de patrons bruxellois avec force et brio. Depuis qu'il en est devenu le CEO en 2015, la société Daoust n'a cessé de gonfler son chiffre d'affaires et son bénéfice, jusqu'à ce que le coronavirus vienne mettre son grain de sable dans cette machine bien huilée.

En l'espace de cinq ans, Giles Daoust a fait grimper les ventes et les prestations de l'entreprise de 160 millions d'euros en 2015 à 250 millions en 2019 alors que le chiffre d'affaires n'était encore que de 87 millions en 2010. Le nombre de personnes mises au travail par Daoust a suivi la même courbe spectaculaire au fil des ans, passant de 5.511 équivalents temps plein en 2015 à 8.358 aujourd'hui (ils n'étaient " que " 2.934 en 2010).

Le secret de cette croissance à deux chiffres depuis 10 ans? " La clé de notre succès réside dans notre culture d'entreprise qui se décline en deux slogans, Welcome to the Family et We love solutions, avec des valeurs de convivialité, d'entrepreneuriat, de qualité, de diversité et de flexibilité qui nous permettent de faire pousser les jeunes talents, répond Giles Daoust. Il y a, chez nous, des personnes qui ont commencé au bas de l'échelle et qui ont connu de magnifiques succès en devenant, par exemple, directeur. Pour moi, c'est une véritable fierté de transmettre l'esprit d'entreprendre à mes collaborateurs, aussi bien en tant que manager familial qu'en tant qu'entrepreneur."

Mon métier de créatif m'inspire pour ma gestion de l'entreprise et cette gestion me donne des idées pour mes différentes créations.

Le CEO de Daoust aime faire cette distinction. De son propre aveu, il n'a jamais su choisir entre ses deux métiers et continue de les pratiquer avec la même passion. Avant de diriger l'entreprise familiale, Giles Daoust a en effet créé en 2003, à la fin de ses études à Solvay, une société de production de films. Fondée à Bruxelles, Title Media a ensuite migré aux Etats-Unis où elle est toujours active aujourd'hui. " Cela me permet d'avoir un double regard stratégique, confie le jeune quadra. Celui d'un entrepreneur qui a lancé sa start-up dans l'audiovisuel et celui d'un CEO d'une importante structure qui compte 60 agences en Belgique et qui est aujourd'hui le 10e plus gros employeur en Région Bruxelles-Capitale. "

Atypique, le patron de Daoust est un créatif qui adore l'écriture (il compte quelques BD et essais à son actif) ainsi que la mise en scène (il assure les festivités de l'Ommegang depuis 15 ans). " Ces deux métiers se nourrissent l'un de l'autre, conclut Giles Daoust. Le créatif m'inspire pour ma gestion de l'entreprise familiale et cette gestion me donne des idées pour mes différentes créations. "

Un profil, une gestion et surtout des résultats qui lui valent aujourd'hui cette nomination au titre de Manager de l'Année 2020.

CV

· Né le 17 octobre 1979

· 2003 Diplômé de l'école de commerce de Solvay

· 2003 Il crée sa société de production de films Title Media, toujours active aujourd'hui et basée à Los Angeles

· 2010 Il rejoint l'entreprise familiale Daoust dirigée par son père Jean-Claude pour gérer le département marketing

· 2015 Il devient CEO de Daoust

· 2019 Il investit à titre personnel dans la chaîne d'informations LN24

Coronavirus: quel impact?

Daoust s'attend à un recul de 20% de son chiffre d'affaires, sans aucun bénéfice en 2020. " Nous avons pris nos responsabilités d'entrepreneur en ne versant aucun dividende sur l'exercice 2019 et, grâce à notre bonne santé financière, nous restons à 100% autofinancés, explique Giles Daoust. Nous gérons cette crise en restant fidèles à nos valeurs. En ce sens, nous ne procéderons à aucune restructuration pour cause de Covid. Un point positif: nous avons profité du confinement pour digitaliser nos formations, ce qui nous fait avancer. "

Dans le cercle fermé des entreprises familiales, il est coutume de dire: " Avec la troisième génération, ça passe ou ça casse! ". Du côté de Daoust, on serait plutôt tenté d'écrire: " Avec Giles, ça passe et ça se passe même très bien! ". Petit-fils d'Albert qui a fondé l'entreprise de ressources humaines en 1954 et fils de Jean-Claude qui a repris le flambeau en 1985, Giles Daoust incarne en effet cette troisième génération de patrons bruxellois avec force et brio. Depuis qu'il en est devenu le CEO en 2015, la société Daoust n'a cessé de gonfler son chiffre d'affaires et son bénéfice, jusqu'à ce que le coronavirus vienne mettre son grain de sable dans cette machine bien huilée. En l'espace de cinq ans, Giles Daoust a fait grimper les ventes et les prestations de l'entreprise de 160 millions d'euros en 2015 à 250 millions en 2019 alors que le chiffre d'affaires n'était encore que de 87 millions en 2010. Le nombre de personnes mises au travail par Daoust a suivi la même courbe spectaculaire au fil des ans, passant de 5.511 équivalents temps plein en 2015 à 8.358 aujourd'hui (ils n'étaient " que " 2.934 en 2010). Le secret de cette croissance à deux chiffres depuis 10 ans? " La clé de notre succès réside dans notre culture d'entreprise qui se décline en deux slogans, Welcome to the Family et We love solutions, avec des valeurs de convivialité, d'entrepreneuriat, de qualité, de diversité et de flexibilité qui nous permettent de faire pousser les jeunes talents, répond Giles Daoust. Il y a, chez nous, des personnes qui ont commencé au bas de l'échelle et qui ont connu de magnifiques succès en devenant, par exemple, directeur. Pour moi, c'est une véritable fierté de transmettre l'esprit d'entreprendre à mes collaborateurs, aussi bien en tant que manager familial qu'en tant qu'entrepreneur." Le CEO de Daoust aime faire cette distinction. De son propre aveu, il n'a jamais su choisir entre ses deux métiers et continue de les pratiquer avec la même passion. Avant de diriger l'entreprise familiale, Giles Daoust a en effet créé en 2003, à la fin de ses études à Solvay, une société de production de films. Fondée à Bruxelles, Title Media a ensuite migré aux Etats-Unis où elle est toujours active aujourd'hui. " Cela me permet d'avoir un double regard stratégique, confie le jeune quadra. Celui d'un entrepreneur qui a lancé sa start-up dans l'audiovisuel et celui d'un CEO d'une importante structure qui compte 60 agences en Belgique et qui est aujourd'hui le 10e plus gros employeur en Région Bruxelles-Capitale. " Atypique, le patron de Daoust est un créatif qui adore l'écriture (il compte quelques BD et essais à son actif) ainsi que la mise en scène (il assure les festivités de l'Ommegang depuis 15 ans). " Ces deux métiers se nourrissent l'un de l'autre, conclut Giles Daoust. Le créatif m'inspire pour ma gestion de l'entreprise familiale et cette gestion me donne des idées pour mes différentes créations. " Un profil, une gestion et surtout des résultats qui lui valent aujourd'hui cette nomination au titre de Manager de l'Année 2020.