Le monde dans lequel vit Geert Peeters depuis l'été 2018 est désormais mieux maîtrisé. Cotée sur Euronext Bruxelles, Greenyard avait achevé son exercice décalé 2018/2019 (clôture: mars) sur un Ebidta de 64 millions d'euros, et un endettement financier brut proche des 600 millions d'euros. Durant l'hiver 2019, son cours de Bourse n'était plus que de 2,5 euros.

L'entreprise a depuis renoué avec les bénéfices, et considérablement allégé sa dette financière. Geert Peeters se dit très satisfait de cette évolution, ce qui ne l'empêche pas de garder les pieds sur terre. "La situation économique d'aujourd'hui est évidemment extrême, ce qui engendre énormément d'incertitude, de pression et de volatilité, rappelle-t-il. Personne n'aurait pensé, au début de l'année 2021, que la crise sanitaire allait se prolonger si longtemps encore. Omicron nous a même causé davantage de problèmes que les variants précédents, à cause des règles de quarantaine parfois très strictes imposées par la Belgique. La chaîne des transports n'avance plus que par saccades, le marché du travail est étriqué ; si l'on ajoute à cela l'inflation, qui grimpe depuis la fin de l'été dernier déjà, on comprend que l'année fut pour le moins exceptionnelle pour Greenyard. A vrai dire, elle a été l'année de la vérité."

Notre principale caractéristique? Nous sommes une entreprise agroalimentaire saine.

Mais Geert Peeters a de quoi se dire satisfait. "Le groupe a montré qu'il était un partenaire sain, stable, pertinent et fiable. Il entend fournir au monde une nourriture saine, et faire en sorte que les chaînes de magasins soient convenablement approvisionnées. Il y est parvenu, envers et contre tout. Il a appris ces dernières années à changer très rapidement de braquet, à s'adapter, à imaginer des solutions créatives."

Stabilité et manoeuvrabilité

Pour son CFO, Greenyard est un véritable condensé de manoeuvrabilité et de stabilité. "La manoeuvrabilité, c'est la vitesse à laquelle nous nous attaquons aux problèmes, c'est notre volonté d'offrir aux clients un résultat sur mesure, notre capacité à résister aux coups. Rien ne nous trouble, et la stabilité fait partie de notre stratégie. Nos activités s'articulent autour de l'alimentation végétale, des fruits et des légumes. Nous sommes une entreprise agroalimentaire saine: tel est notre credo. Nos sauces et nos soupes contiennent aussi peu d'additifs que possible. Compte tenu de la vigueur de la croissance du marché, nous cherchons à développer davantage encore cette activité. Tout aussi importantes sont les relations de confiance que nous entretenons sur le long terme tant avec les chaînes de magasins qu'avec les cultivateurs. Eux aussi doivent pouvoir être correctement rémunérés."

La journée des investisseurs, qui s'est déroulée le 7 décembre 2021, peut être qualifiée de moment clé. "Elle a remporté un vif succès et suscité énormément de réactions positives. Pour la préparer, nous avions réexaminé notre stratégie de fond en comble, sans compter que nous avions précédemment déjà analysé la tendance sur notre marché. Nous avons consacré plusieurs mois à cet exercice." Le résultat? Le cours flirte actuellement avec les huit euros, soit trois fois plus qu'à l'hiver 2019.

Le monde dans lequel vit Geert Peeters depuis l'été 2018 est désormais mieux maîtrisé. Cotée sur Euronext Bruxelles, Greenyard avait achevé son exercice décalé 2018/2019 (clôture: mars) sur un Ebidta de 64 millions d'euros, et un endettement financier brut proche des 600 millions d'euros. Durant l'hiver 2019, son cours de Bourse n'était plus que de 2,5 euros. L'entreprise a depuis renoué avec les bénéfices, et considérablement allégé sa dette financière. Geert Peeters se dit très satisfait de cette évolution, ce qui ne l'empêche pas de garder les pieds sur terre. "La situation économique d'aujourd'hui est évidemment extrême, ce qui engendre énormément d'incertitude, de pression et de volatilité, rappelle-t-il. Personne n'aurait pensé, au début de l'année 2021, que la crise sanitaire allait se prolonger si longtemps encore. Omicron nous a même causé davantage de problèmes que les variants précédents, à cause des règles de quarantaine parfois très strictes imposées par la Belgique. La chaîne des transports n'avance plus que par saccades, le marché du travail est étriqué ; si l'on ajoute à cela l'inflation, qui grimpe depuis la fin de l'été dernier déjà, on comprend que l'année fut pour le moins exceptionnelle pour Greenyard. A vrai dire, elle a été l'année de la vérité." Mais Geert Peeters a de quoi se dire satisfait. "Le groupe a montré qu'il était un partenaire sain, stable, pertinent et fiable. Il entend fournir au monde une nourriture saine, et faire en sorte que les chaînes de magasins soient convenablement approvisionnées. Il y est parvenu, envers et contre tout. Il a appris ces dernières années à changer très rapidement de braquet, à s'adapter, à imaginer des solutions créatives." Pour son CFO, Greenyard est un véritable condensé de manoeuvrabilité et de stabilité. "La manoeuvrabilité, c'est la vitesse à laquelle nous nous attaquons aux problèmes, c'est notre volonté d'offrir aux clients un résultat sur mesure, notre capacité à résister aux coups. Rien ne nous trouble, et la stabilité fait partie de notre stratégie. Nos activités s'articulent autour de l'alimentation végétale, des fruits et des légumes. Nous sommes une entreprise agroalimentaire saine: tel est notre credo. Nos sauces et nos soupes contiennent aussi peu d'additifs que possible. Compte tenu de la vigueur de la croissance du marché, nous cherchons à développer davantage encore cette activité. Tout aussi importantes sont les relations de confiance que nous entretenons sur le long terme tant avec les chaînes de magasins qu'avec les cultivateurs. Eux aussi doivent pouvoir être correctement rémunérés." La journée des investisseurs, qui s'est déroulée le 7 décembre 2021, peut être qualifiée de moment clé. "Elle a remporté un vif succès et suscité énormément de réactions positives. Pour la préparer, nous avions réexaminé notre stratégie de fond en comble, sans compter que nous avions précédemment déjà analysé la tendance sur notre marché. Nous avons consacré plusieurs mois à cet exercice." Le résultat? Le cours flirte actuellement avec les huit euros, soit trois fois plus qu'à l'hiver 2019.