Bruyerre

Entreprise familiale fondée à Gosselies en 1909,Bruyerrefournit en matières premières et équipements les métiers de bouche.

"A l'origine, mon arrière-grand père a commencé par vendre des denrées coloniales, explique Justine Collet, directrice générale adjointe. Par la suite, l'entreprise s'est spécialisée dans la fourniture de matières premières et de matériel pour les boulangeries, pâtisseries, chocolatiers et glaciers. Aujourd' hui, nous avons élargi notre clientèle à l'ensemble des métiers de bouche et ne sommes plus seulement présents dans le sucré."

"Notre belle progression s'explique par l'acquisition de différentes sociétés ces dernières années."

Justine Collet (Bruyerre)

Implantée depuis 2001 dans le zoning de Gosselies, Bruyerre connaît une croissance régulière qui lui vaut de figurer en belle place chaque année dans nos tableaux. Ces cinq dernières années, cette croissance s'est accélérée avec un chiffre d'affaires qui a grimpé de 54 millions en 2015 à 85 millions d'euros en 2019. La société emploie 230 personnes et compte cinq magasins cash & carry en Wallonie (Charleroi, Namur, Liège et Tournai) et en Flandre (Nossegem) qui sont ouverts aux professionnels et aux particuliers.

M. VANEL
© M. VANEL

Bruyerre, qui est leader dans le sud du pays, propose plus de 20.000 références en matières premières, petit matériel, décoration pour gâteaux et pour métiers de bouche. "Notre belle progression s'explique par l'acquisition de différentes sociétés, enchaîne Justine Collet. En 2017, nous avons repris le grossiste namurois Vanhoebrock et en 2019, le grossiste Schoevaerts à Vilvorde et le distributeur de matériel professionnel Pieces.pro à Alleur. Enfin, l'an dernier, nous avons acquis la société Jacoby à Liège, spécialisée dans la vente de matériel pour la boucherie et l'horeca." Fournissant les métiers de bouche, Bruyerre n'a pas été, hors horeca, trop impactée par la crise sanitaire et espère poursuivre sa croissance qu'elle soit organique ou par acquisitions. Avec comme objectif de se développer au nord du pays et de franchir la barre des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année.

ImmunXperts

Spécialisée dans le domaine de l'immunologie,ImmunXperts développe des tests destinés au secteur pharmaceutique qu'elle exporte dans une vingtaine de pays.

C'est en 2014 que Sofie Pattijn, Philippe Stas et Arno Kromminga fondent ImmunXperts, de zéro. "From scratch", comme aime à le rappeler Sofie Pattijn, CTO. Les fondateurs ont choisi de s'implanter dans le Biopark de Gosseliesoù ils ont trouvé, au sein de l'incubateur Brussels South Biopark, un cadre propice pour développer leur business avec le soutien de Sambrinvest et WBC. La jeune entreprise qui a bien grandi en moins de sept ans est active dans le domaine de l'immunologie et de l'immuno-oncologie. Elle est ce qu'on appelle une CRO (contract research organisation) ou société de recherche sous contrat. "Nous effectuons des tests sur des nouveaux médicaments en phase préclinique afin de vérifier qu'ils soient sûrs et efficaces, explique Sofie Pattijn. Nous évaluons l'immunogénicité de ces produits, en d'autres termes la capacité d'une substance à induire, ou non, une réponse immunitaire spécifique."

"Notre succès à l'étranger est le résultat de la flexibilité, de la motivation et de l'expérience de l'équipe."

Sofie Pattijn (ImmunXperts)

ImmunXperts compte aujourd'hui une vingtaine de collaborateurs dont la plupart sont des scientifiques et laborantins, spécialisés en immunologie, et peut s'appuyer sur un solide réseau d'experts. Assez rapidement, la start-up a séduit les grands noms du secteur pharmaceutique et biotechnologique. Elle est aujourd'hui présente dans une vingtaine de pays répartis sur tous les continents. Elle a d'ailleurs remporté fin 2020 le prix Tremplin Grande Exportation de l'Awex. "Notre succès à l'étranger est le résultat de la flexibilité, de la motivation et de l'expérience de l'équipe, souligne Sofie Pattijn. Nous offrons à nos clients la possibilité de développer des solutions et technologies sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Nous leur permettons également d'externaliser l'évaluation complète des propriétés immunogènes de leurs composés en développement."

L'année dernière a été positive en terme de résultats pour la société hainuyère car ses tests ont été abondamment utilisés pour le développement des vaccins contre le Covid. Last but not least, début 2020, elle a rejoint le giron du groupe canadien Nexelis, situé à Laval au Québec. Ce dernier affiche pour ImmunXperts des objectifs ambitieux de croissance avec un doublement des effectifs dans les 12 à 18 mois.

a-ULaB

Spin-off de l'ULB,a-ULaB est un laboratoire spécialisé dans la recherche et l'identification de fibres d'amiante dans les matériaux et l'air.

L'entreprise a-ULaB est née de la rencontre entre le monde médical et le secteur du bâtiment. Spin-off de l'Université libre de Bruxelles et de l'Hôpital Erasme, elle a été fondée en novembre 2011 par Philippe-Antoine Remy et Pascal Dumortier. Le premier excipe d'une expérience de plus de 20 ans dans les inventaires de présence d'amiante dans les bâtiments ; le second est un spécialiste reconnu depuis plus de 30 ans dans la détermination de la présence d'amiante dans les échantillons pulmonaires. En 2012, ils ont été rejoints par Bernard Hermans qui compte plus de 20 ans d'expertise dans l'analyse des fibres dans l'air et les matériaux. Il est aujourd'hui le directeur de cette entreprise qui compte une douzaine de collaborateurs et affiche en 2020 un chiffre d'affaires de plus d'un million d'euros avec un bénéfice à la clé. Elle a d'ailleurs été très rapidement profitable.

"Nous avons démarré l'entreprise avec une bonne connaissance du secteur et de ses besoins, ce qui contribué pleinement à notre croissance."

Bernard Hermans (a-ULaB)

"Nous sommes certes une spin-off, commente Bernard Hermans, mais nous n'avons pas développé de nouveaux produits. Nous avions tous déjà une connaissance du secteur, de ses besoins et des obligations en matière de mesures lors de désamiantage. Ce qui a facilité le démarrage d'a-ULaB." Basé à Gosselies, le laboratoire effectue d'une part, des prélèvements et mesures d'air sur les chantiers de désamiantage, et d'autre part, des analyses d'échantillons qui lui sont, pour l'essentiel fournis, par des bureaux d'études spécialisés dans le diagnostic amiante dans les bâtiments. Mais ils peuvent également provenir de services internes de prévention et protection des entreprises, de sociétés agréées de désamiantage, de chauffagistes ou encore d'entreprises générales ainsi que de particuliers.

PG
© PG

Si aujourd'hui l'usage de l'amiante est interdit au sein de l'Union européenne, a-ULaB a encore pas mal de pain sur la planche pour les 20 ans qui viennent. D'autant que l'on en retrouve partout et parfois dans des endroits insoupçonnés comme certains plafonnages. "Avec le temps et les rénovations, la présence d'amiante va s'amenuiser mais nous pourrons dans le futur nous intéresser à d'autres types de fibres minérales potentiellement dangereuses pour la santé", conclut Bernard Hermans.

Entreprise familiale fondée à Gosselies en 1909,Bruyerrefournit en matières premières et équipements les métiers de bouche."A l'origine, mon arrière-grand père a commencé par vendre des denrées coloniales, explique Justine Collet, directrice générale adjointe. Par la suite, l'entreprise s'est spécialisée dans la fourniture de matières premières et de matériel pour les boulangeries, pâtisseries, chocolatiers et glaciers. Aujourd' hui, nous avons élargi notre clientèle à l'ensemble des métiers de bouche et ne sommes plus seulement présents dans le sucré." Implantée depuis 2001 dans le zoning de Gosselies, Bruyerre connaît une croissance régulière qui lui vaut de figurer en belle place chaque année dans nos tableaux. Ces cinq dernières années, cette croissance s'est accélérée avec un chiffre d'affaires qui a grimpé de 54 millions en 2015 à 85 millions d'euros en 2019. La société emploie 230 personnes et compte cinq magasins cash & carry en Wallonie (Charleroi, Namur, Liège et Tournai) et en Flandre (Nossegem) qui sont ouverts aux professionnels et aux particuliers. Bruyerre, qui est leader dans le sud du pays, propose plus de 20.000 références en matières premières, petit matériel, décoration pour gâteaux et pour métiers de bouche. "Notre belle progression s'explique par l'acquisition de différentes sociétés, enchaîne Justine Collet. En 2017, nous avons repris le grossiste namurois Vanhoebrock et en 2019, le grossiste Schoevaerts à Vilvorde et le distributeur de matériel professionnel Pieces.pro à Alleur. Enfin, l'an dernier, nous avons acquis la société Jacoby à Liège, spécialisée dans la vente de matériel pour la boucherie et l'horeca." Fournissant les métiers de bouche, Bruyerre n'a pas été, hors horeca, trop impactée par la crise sanitaire et espère poursuivre sa croissance qu'elle soit organique ou par acquisitions. Avec comme objectif de se développer au nord du pays et de franchir la barre des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année. Spécialisée dans le domaine de l'immunologie,ImmunXperts développe des tests destinés au secteur pharmaceutique qu'elle exporte dans une vingtaine de pays.C'est en 2014 que Sofie Pattijn, Philippe Stas et Arno Kromminga fondent ImmunXperts, de zéro. "From scratch", comme aime à le rappeler Sofie Pattijn, CTO. Les fondateurs ont choisi de s'implanter dans le Biopark de Gosseliesoù ils ont trouvé, au sein de l'incubateur Brussels South Biopark, un cadre propice pour développer leur business avec le soutien de Sambrinvest et WBC. La jeune entreprise qui a bien grandi en moins de sept ans est active dans le domaine de l'immunologie et de l'immuno-oncologie. Elle est ce qu'on appelle une CRO (contract research organisation) ou société de recherche sous contrat. "Nous effectuons des tests sur des nouveaux médicaments en phase préclinique afin de vérifier qu'ils soient sûrs et efficaces, explique Sofie Pattijn. Nous évaluons l'immunogénicité de ces produits, en d'autres termes la capacité d'une substance à induire, ou non, une réponse immunitaire spécifique." ImmunXperts compte aujourd'hui une vingtaine de collaborateurs dont la plupart sont des scientifiques et laborantins, spécialisés en immunologie, et peut s'appuyer sur un solide réseau d'experts. Assez rapidement, la start-up a séduit les grands noms du secteur pharmaceutique et biotechnologique. Elle est aujourd'hui présente dans une vingtaine de pays répartis sur tous les continents. Elle a d'ailleurs remporté fin 2020 le prix Tremplin Grande Exportation de l'Awex. "Notre succès à l'étranger est le résultat de la flexibilité, de la motivation et de l'expérience de l'équipe, souligne Sofie Pattijn. Nous offrons à nos clients la possibilité de développer des solutions et technologies sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Nous leur permettons également d'externaliser l'évaluation complète des propriétés immunogènes de leurs composés en développement." L'année dernière a été positive en terme de résultats pour la société hainuyère car ses tests ont été abondamment utilisés pour le développement des vaccins contre le Covid. Last but not least, début 2020, elle a rejoint le giron du groupe canadien Nexelis, situé à Laval au Québec. Ce dernier affiche pour ImmunXperts des objectifs ambitieux de croissance avec un doublement des effectifs dans les 12 à 18 mois. Spin-off de l'ULB,a-ULaB est un laboratoire spécialisé dans la recherche et l'identification de fibres d'amiante dans les matériaux et l'air.L'entreprise a-ULaB est née de la rencontre entre le monde médical et le secteur du bâtiment. Spin-off de l'Université libre de Bruxelles et de l'Hôpital Erasme, elle a été fondée en novembre 2011 par Philippe-Antoine Remy et Pascal Dumortier. Le premier excipe d'une expérience de plus de 20 ans dans les inventaires de présence d'amiante dans les bâtiments ; le second est un spécialiste reconnu depuis plus de 30 ans dans la détermination de la présence d'amiante dans les échantillons pulmonaires. En 2012, ils ont été rejoints par Bernard Hermans qui compte plus de 20 ans d'expertise dans l'analyse des fibres dans l'air et les matériaux. Il est aujourd'hui le directeur de cette entreprise qui compte une douzaine de collaborateurs et affiche en 2020 un chiffre d'affaires de plus d'un million d'euros avec un bénéfice à la clé. Elle a d'ailleurs été très rapidement profitable. "Nous sommes certes une spin-off, commente Bernard Hermans, mais nous n'avons pas développé de nouveaux produits. Nous avions tous déjà une connaissance du secteur, de ses besoins et des obligations en matière de mesures lors de désamiantage. Ce qui a facilité le démarrage d'a-ULaB." Basé à Gosselies, le laboratoire effectue d'une part, des prélèvements et mesures d'air sur les chantiers de désamiantage, et d'autre part, des analyses d'échantillons qui lui sont, pour l'essentiel fournis, par des bureaux d'études spécialisés dans le diagnostic amiante dans les bâtiments. Mais ils peuvent également provenir de services internes de prévention et protection des entreprises, de sociétés agréées de désamiantage, de chauffagistes ou encore d'entreprises générales ainsi que de particuliers. Si aujourd'hui l'usage de l'amiante est interdit au sein de l'Union européenne, a-ULaB a encore pas mal de pain sur la planche pour les 20 ans qui viennent. D'autant que l'on en retrouve partout et parfois dans des endroits insoupçonnés comme certains plafonnages. "Avec le temps et les rénovations, la présence d'amiante va s'amenuiser mais nous pourrons dans le futur nous intéresser à d'autres types de fibres minérales potentiellement dangereuses pour la santé", conclut Bernard Hermans.