A la Brasserie Caulier de Péruwelz, la quatrième génération est pleinement présente depuis 2012, quand Laurent, Bertrand et Vincent Caulier ont rejoint leurs parents au sein de l'entreprise familiale. A l'époque, cette dernière compte huit personnes et brasse quelque 3.000 hectolitres, soit l'équivalent d'un million de bouteilles 33 cl. Aujourd'hui, la société emploie 35 personnes et a décuplé sa production. Une belle progression pour une entreprise qui a commencé à brasser il y a seulement 25 ans.

Les relations qui unissent la famille Caulier à ce métier sont pourtant bien plus vieilles. Elles remontent à Charles, l'arrière-grand-père de l'actuel CEO, un mineur qui décide de quitter son emploi pour s'installer comme revendeur de bière dans le village de Bonsecours. Il effectue alors ses tournées à l'aide d'une charrette à bras. Après la guerre, il acquiert un camion puis, dans les années 1960, passe le relais à ses deux fils, Roger et Christian.

En 1980, Roger et son épouse Linda rachètent les bâtiments d'une ancienne tannerie à Pérulwez. "C'est à cette époque que l'on observe le début de la mondialisation et l'émergence du futur numéro un mondial AB InBev, intervient Vincent Caulier, leur fils. Cette évolution a un effet sur la distribution où les petits acteurs se font progressivement racheter. Mes parents décident alors de commercialiser leur propre bière, une blonde à haute fermentation, baptisée la Bon Secours. Le premier brassin est réalisé en 1996." Caulier décide ensuite de se concentrer pleinement à la brasserie, se développant essentiellement dans le Hainaut avec quelques pointes jusqu'à Namur. Puis c'est l'arrivée de la nouvelle génération, qui redonne un coup de boost à l'entreprise.

Investissements importants

Afin de croître, la Brasserie Caulier a consenti ces dernières années à d'importants investissements, de l'ordre du million d'euros par an. Outre de nouvelles bières, la Stuut et la Paix Dieu lancées dès 2012, elle a agrandi et modernisé ses installations de brassage afin d'augmenter ses capacités de production. Aujourd'hui, elle réalise plus de 70% de ses ventes sur le marché français. Viennent ensuite la Belgique puis les Pays-Bas pour quelques pour cent. Une clientèle finalement assez locale, la Brasserie n'ayant pas succombé aux sirènes de la grande exportation. "L'époque où les bières belges artisanales étaient envoyées aux Etats-Unis ou au Japon me semble un peu révolue, analyse Vincent Caulier. D'autant que l'on observe un intérêt grandissant des jeunes, notamment en France, pour les bières spéciales."

Très présente dans l'horeca, la brasserie a directement été impactée par la crise sanitaire. Elle a donc décidé de répondre à la grande distribution qui la sollicitait déjà depuis quelques années, tant en France qu'en Belgique. Ce nouveau canal de commercialisation a permis d'atténuer quelque peu le choc provoqué par la pandémie. Bien ancrée dans son terroir (l'eau provient de sa source, l'orge du nord de la France, le houblon de Poperinge et le sucre de Courtrai), la Brasserie Caulier entend continuer à proposer des produits locaux à sa clientèle. Une volonté qui s'inscrit parfaitement dans l'air du temps.

A la Brasserie Caulier de Péruwelz, la quatrième génération est pleinement présente depuis 2012, quand Laurent, Bertrand et Vincent Caulier ont rejoint leurs parents au sein de l'entreprise familiale. A l'époque, cette dernière compte huit personnes et brasse quelque 3.000 hectolitres, soit l'équivalent d'un million de bouteilles 33 cl. Aujourd'hui, la société emploie 35 personnes et a décuplé sa production. Une belle progression pour une entreprise qui a commencé à brasser il y a seulement 25 ans. Les relations qui unissent la famille Caulier à ce métier sont pourtant bien plus vieilles. Elles remontent à Charles, l'arrière-grand-père de l'actuel CEO, un mineur qui décide de quitter son emploi pour s'installer comme revendeur de bière dans le village de Bonsecours. Il effectue alors ses tournées à l'aide d'une charrette à bras. Après la guerre, il acquiert un camion puis, dans les années 1960, passe le relais à ses deux fils, Roger et Christian. En 1980, Roger et son épouse Linda rachètent les bâtiments d'une ancienne tannerie à Pérulwez. "C'est à cette époque que l'on observe le début de la mondialisation et l'émergence du futur numéro un mondial AB InBev, intervient Vincent Caulier, leur fils. Cette évolution a un effet sur la distribution où les petits acteurs se font progressivement racheter. Mes parents décident alors de commercialiser leur propre bière, une blonde à haute fermentation, baptisée la Bon Secours. Le premier brassin est réalisé en 1996." Caulier décide ensuite de se concentrer pleinement à la brasserie, se développant essentiellement dans le Hainaut avec quelques pointes jusqu'à Namur. Puis c'est l'arrivée de la nouvelle génération, qui redonne un coup de boost à l'entreprise. Afin de croître, la Brasserie Caulier a consenti ces dernières années à d'importants investissements, de l'ordre du million d'euros par an. Outre de nouvelles bières, la Stuut et la Paix Dieu lancées dès 2012, elle a agrandi et modernisé ses installations de brassage afin d'augmenter ses capacités de production. Aujourd'hui, elle réalise plus de 70% de ses ventes sur le marché français. Viennent ensuite la Belgique puis les Pays-Bas pour quelques pour cent. Une clientèle finalement assez locale, la Brasserie n'ayant pas succombé aux sirènes de la grande exportation. "L'époque où les bières belges artisanales étaient envoyées aux Etats-Unis ou au Japon me semble un peu révolue, analyse Vincent Caulier. D'autant que l'on observe un intérêt grandissant des jeunes, notamment en France, pour les bières spéciales." Très présente dans l'horeca, la brasserie a directement été impactée par la crise sanitaire. Elle a donc décidé de répondre à la grande distribution qui la sollicitait déjà depuis quelques années, tant en France qu'en Belgique. Ce nouveau canal de commercialisation a permis d'atténuer quelque peu le choc provoqué par la pandémie. Bien ancrée dans son terroir (l'eau provient de sa source, l'orge du nord de la France, le houblon de Poperinge et le sucre de Courtrai), la Brasserie Caulier entend continuer à proposer des produits locaux à sa clientèle. Une volonté qui s'inscrit parfaitement dans l'air du temps.