Retour en mars 2020. A l'époque, un virus mystérieux provenant de Chine frappe la planète et met une partie de l'économie décrétée alors non essentielle à l'arrêt. De nombreux commerces doivent rapidement se réinventer et explorer de nouveaux canaux de commercialisation. Parmi ceux-ci figure le web. Parallèlement à la fermeture de la quasi-totalité des magasins, la population a été, pour une large majorité, contrainte au confinement. C'est à ce moment que des entreprises ont imaginé des solutions pour continuer à travailler. C'est le cas de Gazelles d'Anve...

Retour en mars 2020. A l'époque, un virus mystérieux provenant de Chine frappe la planète et met une partie de l'économie décrétée alors non essentielle à l'arrêt. De nombreux commerces doivent rapidement se réinventer et explorer de nouveaux canaux de commercialisation. Parmi ceux-ci figure le web. Parallèlement à la fermeture de la quasi-totalité des magasins, la population a été, pour une large majorité, contrainte au confinement. C'est à ce moment que des entreprises ont imaginé des solutions pour continuer à travailler. C'est le cas de Gazelles d'Anvers qui compte deux boutiques. L'une à Overijse, l'autre à Thorembais-Saint-Trond. A la tête de ces Gazelles, Marie de Beukelaer qui, après un parcours professionnel dans l'informatique, réoriente sa carrière en 2009 en se lançant dans la création de bijoux de fantaisie. En 2012, elle déniche dans le Brabant wallon un emplacement idéalement situé à Perwez. C'est le début de l'aventure des Gazelles d'Anvers (la fondatrice est originaire de la Métropole). Elle propose dans ses boutiques, outre ses bijoux, des vêtements de qualité à prix démocratiques destinés à une clientèle exclusivement féminine. "L'idée est d'offrir aux femmes des pantalons, pulls, vestes, blouses, etc., de toute taille dans des gammes régulièrement renouvelées afin qu'elles se sentent bien dans leur corps, quelle que soit leur morphologie", explique-t-elle. Tout fonctionne à merveille et puis, patatras, arrive la pandémie au printemps 2020. "C'est la catastrophe, se rappelle-t-elle. On ferme tout. Nous décidons alors de vider nos deux magasins et de prendre des photos des vêtements que nous postons sur Facebook. Les clientes nous les réservaient pour les essayer chez elles, l'idée étant d'avoir une cabine d'essayage à domicile et de ne payer que ce que l'on conservait. C'est en livrant une cliente anglaise que j'entends parler des ventes live Facebook." Depuis, chaque dimanche à 17 heures, Marie de Beukelaer se met en scène durant deux heures lors d'un live et propose une série de vêtements avec un certain talent pour le spectacle, soulignant qu'elle a toujours été "passionnée par le théâtre". Les clientes et le succès sont au rendez-vous et les ventes décollent. "Nous expédions chaque semaine entre 400 et 500 colis", précise-t-elle.Gazelles d'Anvers s'inscrit dans une tendance - la vente en ligne - qui a été fortement accélérée depuis deux ans suite à la crise qui a amené nombre de particuliers à découvrir d'autres canaux de consommation. "Internet permet également de créer et agréger une communauté de Gazelles. Nous avons, par exemple, proposé récemment des bracelets en solidarité avec l'Ukraine où les personnes donnaient ce qu'elles voulaient. Au-delà de l'aspect commercial, c'est d'abord une aventure humaine", conclut Marie de Beukelaer.