Cela fait des années que la Flandre et quelques-uns des gros clients portuaires rêvent d'une fusion entre le port d'Anvers et celui de Zeebrugge. Mais l'ancien patron anversois n'en voulait pas. L'arrivée de Jacques Vandermeiren comme CEO a changé la donne. Entamées fin 2019 et ralenties par la pandémie, les négociations viennent d'abo...

Cela fait des années que la Flandre et quelques-uns des gros clients portuaires rêvent d'une fusion entre le port d'Anvers et celui de Zeebrugge. Mais l'ancien patron anversois n'en voulait pas. L'arrivée de Jacques Vandermeiren comme CEO a changé la donne. Entamées fin 2019 et ralenties par la pandémie, les négociations viennent d'aboutir. Vendredi dernier, la fusion et la naissance du Port of Antwerp-Bruges est devenue réalité même si l'intégration prendra sûrement un an. Le nom Zeebrugge disparaît au profit de Bruges, plus porteur à l'international. Les deux ports seront désormais dirigés par une seule équipe de direction et un seul conseil d'administration. Jacques Vandermeiren en devient le CEO. Annick De Ridder, l'échevine (N-VA) du Port d'Anvers, va assumer la présidence. Dirk De Fauw, le bourgmestre (CD&V) de Bruges et président du conseil d'administration du port de Zeebrugge, sera le vice-président du nouvel conseil. Le port d'Anvers détiendra 80% des parts. Tous deux à l'origine sociétés anonymes de droit public, les ports d'Anvers et de Zeebrugge appartiennent à la ville d'Anvers (unique actionnaire) et à celle de Bruges (actionnaire majoritaire). Ils sont complémentaires: Zeebrugge est spécialisé dans le transport des véhicules et dispose d'un terminal GNL ; Anvers, n° 2 européen, est expert dans le transport par conteneurs et les produits chimiques. Son cluster chimique est d'ailleurs le n° 2 mondial derrière Houston aux Etats-Unis. La nouvelle entité devient l'un des 20 plus grands ports du monde en termes de volumes transbordés, soit 278 millions de tonnes à eux deux en 2020.