Justement, c'est hyper intéressant, car cette fusion (si elle autorisée par l'autorité de concurrence française) explique bien notre monde médiatique actuel. D'abord, pourquoi est-ce que TF1 et M6 veulent fusionner ? Réponse : parce que dans le monde d'aujourd'hui, c'est soit grossir soit mourir. Actuellement, l'offre de média est tout simplement hallucinante : entre les chaines TV gratuites et les plateformes vidéos par abonnement, le téléspectateur ne sait plus où donner de son attention.

En fait, toutes ces plateformes de type Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et HBOmax sont, c'est vrai, sous le modèle abonnement. Elles ne sont donc pas des concurrentes de TF1 ou M6 en terme de publicité. Mais ces plateformes ont des moyens colossaux et peuvent donc produire des séries et des films de très grande qualité qui captent l'attention des téléspectateurs. Netflix est par exemple très doué pour cela. N'oubliez pas que le patron de Netflix a un jour avoué que son vrai concurrent, c'est notre sommeil. Quant aux autres géants de la vidéo, les Google, les Facebook et autre You Tube, eux concurrencent TF1 et M6 sur le marché de la publicité.

Bref, on comprend mieux pourquoi TF1 et M6 doivent s'associer pour faire face à tous ces défis, ils sont pris en tenaille entre ces géants du numérique. Retenez juste une chose dans ces manoeuvres, aujourd'hui Amazon, qui propose le service de vidéo Amazon Prime, pèse 133 fois plus en Bourse que Bouygues, le propriétaire actuel de TF1. Vu de France ou de Belgique, on a l'impression que cette fusion entre TF1 et M6 est un mariage de géants, mais vu de Californie, c'est un mariage de lilliputiens. Et justement, c'est la thèse que vont défendre les propriétaires de TF1 et M6 pour leur fusion auprès des autorités de la concurrence. C'est vrai que la fusion des deux entités risque de faire en sorte que 70% du marché de la publicité TV française sera entre les mains du duo TF1-M6, et donc, ce n'est pas bon pour la concurrence... Si on s'en tient à ces chiffres, la fusion de TF1 et M6 ne devrait logiquement pas être autorisée. Sauf si l'autorité de la concurrence tient compte non pas du seul marché publicitaire de la TV mais de tout le marché de la pub et de la vidéo, donc en incluant les You Tube, Facebook et autres Netflix et Amazon. Là, c'est une discussion juridique qui risque de durer plusieurs mois...

En Belgique, on suit aussi ce feuilleton de très près, car RTL-TVI est aussi à vendre et qu'une partie de sa programmation provient directement de M6. Donc, le prix d'achat final de RTL-TVI dépendra de ce qui va se négocier ou pas avec la France.

Justement, c'est hyper intéressant, car cette fusion (si elle autorisée par l'autorité de concurrence française) explique bien notre monde médiatique actuel. D'abord, pourquoi est-ce que TF1 et M6 veulent fusionner ? Réponse : parce que dans le monde d'aujourd'hui, c'est soit grossir soit mourir. Actuellement, l'offre de média est tout simplement hallucinante : entre les chaines TV gratuites et les plateformes vidéos par abonnement, le téléspectateur ne sait plus où donner de son attention. En fait, toutes ces plateformes de type Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et HBOmax sont, c'est vrai, sous le modèle abonnement. Elles ne sont donc pas des concurrentes de TF1 ou M6 en terme de publicité. Mais ces plateformes ont des moyens colossaux et peuvent donc produire des séries et des films de très grande qualité qui captent l'attention des téléspectateurs. Netflix est par exemple très doué pour cela. N'oubliez pas que le patron de Netflix a un jour avoué que son vrai concurrent, c'est notre sommeil. Quant aux autres géants de la vidéo, les Google, les Facebook et autre You Tube, eux concurrencent TF1 et M6 sur le marché de la publicité.Bref, on comprend mieux pourquoi TF1 et M6 doivent s'associer pour faire face à tous ces défis, ils sont pris en tenaille entre ces géants du numérique. Retenez juste une chose dans ces manoeuvres, aujourd'hui Amazon, qui propose le service de vidéo Amazon Prime, pèse 133 fois plus en Bourse que Bouygues, le propriétaire actuel de TF1. Vu de France ou de Belgique, on a l'impression que cette fusion entre TF1 et M6 est un mariage de géants, mais vu de Californie, c'est un mariage de lilliputiens. Et justement, c'est la thèse que vont défendre les propriétaires de TF1 et M6 pour leur fusion auprès des autorités de la concurrence. C'est vrai que la fusion des deux entités risque de faire en sorte que 70% du marché de la publicité TV française sera entre les mains du duo TF1-M6, et donc, ce n'est pas bon pour la concurrence... Si on s'en tient à ces chiffres, la fusion de TF1 et M6 ne devrait logiquement pas être autorisée. Sauf si l'autorité de la concurrence tient compte non pas du seul marché publicitaire de la TV mais de tout le marché de la pub et de la vidéo, donc en incluant les You Tube, Facebook et autres Netflix et Amazon. Là, c'est une discussion juridique qui risque de durer plusieurs mois...En Belgique, on suit aussi ce feuilleton de très près, car RTL-TVI est aussi à vendre et qu'une partie de sa programmation provient directement de M6. Donc, le prix d'achat final de RTL-TVI dépendra de ce qui va se négocier ou pas avec la France.