1. Pendant le confinement, le service de voitures partagées Cambio* était quasi inutilisé. Comment l'été s'est-il passé?
...

1. Pendant le confinement, le service de voitures partagées Cambio* était quasi inutilisé. Comment l'été s'est-il passé? Nous avons assisté à un rebond, avec une hausse de 3.000 nouveaux clients nets sur un an, de 15.376 en juillet 2019 à 18.337 en août 2020. En temps normal, nous avons une croissance d'environ 1.500 abonnés nets supplémentaires. Pendant le confinement, le taux d'utilisation des véhicules était de 5% par jour, sur un parc, à Bruxelles, de 560 voitures. Pour cet été, nous sommes sur une moyenne d'utilisation de plus de 50%, chaque véhicule a été utilisé plus de 12 heures par jour ! La norme en été est généralement de 35%, soit un peu plus de 8 heures. Cette année, les gens ont dû faire une croix sur les destina- tions lointaines, mais il y avait une envie de bouger chez les Bruxellois, de partir en week-end et nous en avons bénéficié. Au point que cela a pu entraîner un problème de disponibilité. Des commandes de voitures supplémentaires ont été faites dare-dare. Nous espérons même terminer l'année en équilibre, malgré la période de confinement et les coûts supplémentaires dus au nettoyage et à la désinfection des voitures, ce qui est extraordinaire. Nous avons géré au mieux, en recourant au chômage temporaire, et en maintenant le service et les investissements. 2. C'est un coup d'accélérateur pour Cambio, mais n'est-ce pas l'effet d'une réticence, avec le Covid, à utiliser les transports en commun ? Un bon nombre d'utilisateurs Cambio qui ne roulaient pas intensivement, et d'autres qui n'étaient pas clients, se sont rendu compte de la disponibilité de nos services. Il y a, oui, un effet d'aubaine par rapport aux transports en commun, mais un effet de report provisoire. La voiture partagée ne fonctionne bien que dans une ville avec des transports en commun de qualité. Si vous dépendez à 100% de la voiture pour vos déplacements, vous avez un intérêt économique à acheter une voiture. 3. Vous pensiez freiner les dévelop- pements, comme les vélos cargos partagés. Est-ce encore le cas ? Nous avons pu maintenir une bonne partie des investissements prévus. Les vélos cargos arriveront en 2021, c'est une certitude, en septembre sans doute. Petit à petit, la flotte des véhi- cules sera électrifiée, en 2021 et 2022. Nous allons aussi participer à une plateforme intégrée d'offres de services de mobilité avec la Stib.