Selon Agreste, le service statistique du ministère, les estimations de vendanges au 1er octobre 2016 sont inférieures de 9% à la moyenne des cinq dernières années. Toutes les catégories de vins sont touchées par cette baisse, et plus particulièrement les vins pour eaux-de-vie (-22% sur un an), les vins sans indication d'origine (-23%) et les vins à l'indication d'origine protégée (IGP -10%).

La baisse sur un an de la production estimée est principalement la conséquence du gel de printemps qui a touché certains bassins viticoles: la Champagne, la Bourgogne et le Val de Loire, et de la sécheresse en zone méditerranéenne.

La production de l'année est prévue en baisse de 32% pour la Champagne où le gel a détruit 4.600 hectares, de 30% pour le Val de Loire et 20% en Bourgogne et Beaujolais.

Des dégâts liés à la grêle en Charente, dans le Bourgogne-Beaujolais et le Languedoc-Roussillon ont amoindri aussi le potentiel de production.

Enfin, les dégâts causés par le mildiou, une maladie de la vigne, ont accentué, dans certaines régions, la baisse de la production comme dans le Val de Loire et la Champagne. Dans de nombreux vignobles, la baisse de la production s'accompagne donc d'une grande hétérogénéité de la production selon les parcelles ou les cépages.