Disponible uniquement en coupé, la Mach-1 se dote d'appendices aérodynamiques spécifiques (diffuseur arrière, becquet, etc.), de sièges sport Recaro et d'un châssis rigidifié, pour rendre ce lourd coupé plus agile en courbe. Cette version s'équipe aussi d'une boîte manuelle six rapports Tremec (une automatique à 10 vitesses reste disponible) associée à un différentiel autobloquant mécanique. Sous le capot, on retrouve le 5.0 V8 atmosphérique, poussé ici à 460 ch.

Une pression sur "Start" et ce bouilleur à l'ancienne se réveille dans un grognement caverneux qui hérisse les poils, avant de se stabiliser sur son ralenti dans un pouls cadencé typique des vieux moteurs américains. La commande de la boîte manuelle n'est pas très rapide mais son rendu mécanique plaira aux puristes. Les rapports sont longs (la première grimpe jusqu'à 80 km/h...) mais n'étouffent pas le moteur. Souple à bas régimes, ce bloc nous catapulte ensuite en deux temps, à partir de 5.000 puis de 6.000 tr/min, pour s'envoler enfin jusqu'au rupteur fixé à 7.500 tr/min. Sensations garanties!

Une escapade sur circuit nous a prouvé que cette Mustang Mach-1 sait se tenir en virages: elle présente un bel équilibre général, "motrice" bien et freine sans fumée. Cette efficacité ne se paie pas en confort: l'amortissement piloté encaisse bien les cassures. On ne ressort jamais groggy d'un rodéo avec cette américaine, pas même après un très long trajet. Mais si cette Mach-1 est plus sportive que la Mustang GT de base, elle est aussi 12.500 euros plus chère. Un supplément corsé! Cette Mach-1 reste tout de même 25.000 euros moins coûteuse qu'une BMW M4, certes plus précise en courbes mais pas plus grisante au quotidien. On avoue d'ailleurs avoir eu du mal à rendre les clés de cette Mustang bourrée de personnalité...

Ford Mustang

Mach-1

V8 atmosphérique à essence, 5.038 cm3, 460 ch (338 kW)/ 529 Nm ; propulsion, boîte 6 manuelle ou automatique 10 rapports ; longueur: 4,78 m ; poids: 1.851 kg

Performances

Vitesse maxi: 267 km/h, 0-100 km/h: 4,8 s ; consommation de l'essai: de 10 à 20 l/100 km, rejets CO2 (WLTP): 284 g/km

Prix

61.150 euros ; déductibilité fiscale de 40%

+ V8 performant et débordant de caractère, bon compromis confort/dynamisme, personnalité très forte

- Supplément de prix par rapport à la Mustang GT, finition très "plastique", places arrière réservées aux enfants, consommation vite élevée

Disponible uniquement en coupé, la Mach-1 se dote d'appendices aérodynamiques spécifiques (diffuseur arrière, becquet, etc.), de sièges sport Recaro et d'un châssis rigidifié, pour rendre ce lourd coupé plus agile en courbe. Cette version s'équipe aussi d'une boîte manuelle six rapports Tremec (une automatique à 10 vitesses reste disponible) associée à un différentiel autobloquant mécanique. Sous le capot, on retrouve le 5.0 V8 atmosphérique, poussé ici à 460 ch. Une pression sur "Start" et ce bouilleur à l'ancienne se réveille dans un grognement caverneux qui hérisse les poils, avant de se stabiliser sur son ralenti dans un pouls cadencé typique des vieux moteurs américains. La commande de la boîte manuelle n'est pas très rapide mais son rendu mécanique plaira aux puristes. Les rapports sont longs (la première grimpe jusqu'à 80 km/h...) mais n'étouffent pas le moteur. Souple à bas régimes, ce bloc nous catapulte ensuite en deux temps, à partir de 5.000 puis de 6.000 tr/min, pour s'envoler enfin jusqu'au rupteur fixé à 7.500 tr/min. Sensations garanties! Une escapade sur circuit nous a prouvé que cette Mustang Mach-1 sait se tenir en virages: elle présente un bel équilibre général, "motrice" bien et freine sans fumée. Cette efficacité ne se paie pas en confort: l'amortissement piloté encaisse bien les cassures. On ne ressort jamais groggy d'un rodéo avec cette américaine, pas même après un très long trajet. Mais si cette Mach-1 est plus sportive que la Mustang GT de base, elle est aussi 12.500 euros plus chère. Un supplément corsé! Cette Mach-1 reste tout de même 25.000 euros moins coûteuse qu'une BMW M4, certes plus précise en courbes mais pas plus grisante au quotidien. On avoue d'ailleurs avoir eu du mal à rendre les clés de cette Mustang bourrée de personnalité...