Malgré ses mensurations, ce SUV n'est pas un puits à carbone car il n'est vendu chez nous qu'en hybride plug-in, avec un mode électrique étendu qui permet de boucler théoriquement 42 kilomètres sans émettre d'émissions locales (comptez plutôt 30 kilomètres en pratique) et, dans ce cas, une puissance de 100 ch. Ensuite, le 3.0 V6 biturbo se réveille en musique et booste littéralement l'engin, qui délivre alors 457 ch de puissance cumulée! Il se chuchote d'ailleurs que les services d'intervention de la police fédérale s'intéresseraient au modèle. Car l'autre point fort de l'Explorer, c'est son rapport prix/équipement/performances/habitabilité. Certes, ses 87.000 euros font beaucoup dans l'absolu, mais la concurrence (Audi Q7, BMW X7, Mercedes GLS) est plus chère et moins bien équipée. Mais il est vrai qu'elle est aussi plus cossue. Les plastiques basiques de cette Ford ne sont pas très raffinés... L'équipement est par contre all inclusive (toit panoramique, sièges avant à fonction massage, banquette arrière coulissante et inclinable, etc.) et l'habitabilité gigantesque, y compris pour sept personnes puisque deux adultes peuvent s'installer au troisième rang. L'Explorer est donc une proposition originale dans le segment des grands SUV familiaux et son côté "USA" saura séduire les amateurs du genre. D'autant que la tenue de route est moins pachydermique qu'il n'y paraît. On s'attendait par contre à un confort plus moelleux de la part d'un modèle américain. Mais vu la puissance, on comprend que ce SUV ne pouvait pas être posé sur un amortissement type "chewing-gum". Par contre, les indépendants digéreront mal le fait que cet hybride plug-in n'offre aucun avantage fiscal dès lors que ses émissions de CO2 dépassent le seuil fatidique des 50 g/km. Cet engin exotique risque donc de rester très marginal sur notre marché.

Ford Explorer

3.0 V6 EcoBoost Plug-in Hybrid

V6 à essence, biturbo 3.000 cm3 + électrique; 457 ch (336 kW); 825 Nm ; boîte auto. 10 vitesses ; batterie de 13,6 kWh, temps de charge: de 3h45 sur borne (3,7 kW max.) à 7 heures sur prise domestique; longueur: 5,06 mètres ; poids: 2.466 kilos

Performances

Vitesse maxi: 230 km/h ; 0-100 km/h en 6,0 s ; consommation d'essence moyenne de l'essai: de 0 (mode électrique) à 10,9 l/100 km (batterie vide) ; rejets CO2: de 66 (NEDC) à 71 g/km (WLTP)

Prix

87.100 euros, déductibilité fiscale: 50%

+ Performances élevées, sept places habitables , équipement riche, modèle exotique et original

- Encombrement, autonomie électrique limitée, amortissement assez sec, boîte automatique parfois brusque

Malgré ses mensurations, ce SUV n'est pas un puits à carbone car il n'est vendu chez nous qu'en hybride plug-in, avec un mode électrique étendu qui permet de boucler théoriquement 42 kilomètres sans émettre d'émissions locales (comptez plutôt 30 kilomètres en pratique) et, dans ce cas, une puissance de 100 ch. Ensuite, le 3.0 V6 biturbo se réveille en musique et booste littéralement l'engin, qui délivre alors 457 ch de puissance cumulée! Il se chuchote d'ailleurs que les services d'intervention de la police fédérale s'intéresseraient au modèle. Car l'autre point fort de l'Explorer, c'est son rapport prix/équipement/performances/habitabilité. Certes, ses 87.000 euros font beaucoup dans l'absolu, mais la concurrence (Audi Q7, BMW X7, Mercedes GLS) est plus chère et moins bien équipée. Mais il est vrai qu'elle est aussi plus cossue. Les plastiques basiques de cette Ford ne sont pas très raffinés... L'équipement est par contre all inclusive (toit panoramique, sièges avant à fonction massage, banquette arrière coulissante et inclinable, etc.) et l'habitabilité gigantesque, y compris pour sept personnes puisque deux adultes peuvent s'installer au troisième rang. L'Explorer est donc une proposition originale dans le segment des grands SUV familiaux et son côté "USA" saura séduire les amateurs du genre. D'autant que la tenue de route est moins pachydermique qu'il n'y paraît. On s'attendait par contre à un confort plus moelleux de la part d'un modèle américain. Mais vu la puissance, on comprend que ce SUV ne pouvait pas être posé sur un amortissement type "chewing-gum". Par contre, les indépendants digéreront mal le fait que cet hybride plug-in n'offre aucun avantage fiscal dès lors que ses émissions de CO2 dépassent le seuil fatidique des 50 g/km. Cet engin exotique risque donc de rester très marginal sur notre marché.