Aux Pays-Bas, l'impensable s'est produit: des entreprises désireuses de se connecter au réseau électrique se sont retrouvées sur une liste d'attente. La Flandre risque-t-elle le même genre de désagrément? Pas de panique... "Tous les deux ans, nous réalisons des études d'adéquation et de flexibilité, de sorte que nous sommes mieux préparés à l'actuelle montée en puissance d...

Aux Pays-Bas, l'impensable s'est produit: des entreprises désireuses de se connecter au réseau électrique se sont retrouvées sur une liste d'attente. La Flandre risque-t-elle le même genre de désagrément? Pas de panique... "Tous les deux ans, nous réalisons des études d'adéquation et de flexibilité, de sorte que nous sommes mieux préparés à l'actuelle montée en puissance des appareillages électriques", rassure Chris Peeters. Le CEO d'Elia, gestionnaire du réseau haute tension, a toutefois profité des problèmes de saturation enregistrés aux Pays-Bas pour plaider une nouvelle fois sur les ondes de la VRT en faveur de la version aérienne du projet Ventilus qui doit amener en Flandre l'électricité produite en mer du Nord et, dans la foulée, alimenter la Wallonie via la Boucle du Hainaut. Les deux projets rencontrent une farouche opposition de la part des mandataires locaux. Plus proche du consommateur, Fluvius , gestionnaire de réseau de distribution d'électricité et de gaz pour la Région flamande, a lui aussi procédé à diverses simulations. Il en ressort que la société devra investir d'ici 2032 4 milliards d'euros en sus des 7 milliards déjà programmés pour éviter des black-out, par exemple, lors des heures de pointe, lorsque les voitures électriques qui seront alors circulation (part estimée à 60% du parc automobile) rechargeront leur batterie. Il faudra renforcer à cet effet 40% du réseau basse tension (soit 30.000 kilomètres de câbles), important pour les ménages et les PME, ainsi que 13% du réseau moyenne tension (soit 6.000 kilomètres) utilisés par les entreprises. Ambitieux, ce plan est du type " no regret". La marche vers le tout électrique reste en effet ponctuée de points d'interrogation. Mais qu'importe. "Si la transition énergétique est moins rapide que prévu, nous serons simplement un peu en avance sur l'évolution", commente Fluvius.