Falsifier une note de frais au retour d'un voyage d'affaires est une pratique courante pour quatre travailleurs belges sur dix, révèle une étude de SAP Concur, entreprise de logiciels de gestion de notes de frais. L'étude indique que les motivations des employés pour ajuster leurs notes de frais à la hausse peuvent varier, de la falsification délibérée à la simple volonté de rajouter un "petit supplément" à la suite d'un long déplacement.

Les Belges se situent au-dessus de la moyenne européenne dans la falsification de notes de frais professionnels. En moyenne, 54 % des interrogés belges estiment qu'il est parfaitement acceptable de déclarer plus de dépenses qu'en réalité ou d'ignorer les consignes de l'entreprise en matière de dépenses. Ce chiffre est au-dessus de la moyenne européenne à 48 %. Pour une entreprise de 250 personnes, la fraude représente donc potentiellement une perte annuelle de 25 920 euros en Belgique, contre 15 600 euros en Europe.

Les travailleurs européens trouvent acceptable de soumettre volontairement des fausses dépenses, jusqu'à 130 euros par an en moyenne. En Belgique, ce montant atteint 192 euros, contre 114 euros aux Pays-Bas. Pour autant, une grande partie des dépenses incorrectes ne sont pas intentionnelles.

Jusqu'à près de 26 000 euros de pertes par an

L'étude de SAP Concur révèle qu'une entreprise européenne moyenne pourrait perdre jusqu'à 15 600 euros par an à cause de la fraude sur les notes de frais. En ce qui concerne la Belgique, cette somme s'élève à 25 920 euros. Pour ses recherches, l'expert de la gestion financière s'est concentré sur la fraude sur les dépenses en entreprise et l'attitude des employés à ce sujet, sur comment les sociétés gèrent le problème ainsi que sur les outils numériques utilisés.

D'après l'enquête, les justifications des salariés sont liées à leur satisfaction et à leur sensibilisation aux consignes de déclaration des dépenses.

Il existe un manque général de compréhension des activités de fraude et de leurs implications pour les employés ou les entreprises. Par exemple, 39 % des participants belges avouent avoir déjà ajusté leurs frais de restaurant ou de kilométrage à la hausse, tandis que 30 % confient qu'ils en seraient incapables. Par ailleurs, seulement un tiers des entreprises belges (34 %) organisent des formations sur la sensibilisation et la prévention à la fraude. Ce résultat se situe en tête du classement européen juste en dessous de la moyenne des pays germanophones à 35 %.

Pour se justifier, les travailleurs belges interviewés dans le cadre de cette enquête citent souvent une contrepartie pour les aspects de leur travail qui ne sont pas récompensés : heures supplémentaires (20 %), temps de trajets (18 %), frais de télétravail (18 %). Ils citent également des raisons internes : les employés ne sont jamais réprimandés (21 %) ou les coûts sont si peu élevés que cela ne devrait pas impacter l'entreprise (20 %).

Falsifier une note de frais au retour d'un voyage d'affaires est une pratique courante pour quatre travailleurs belges sur dix, révèle une étude de SAP Concur, entreprise de logiciels de gestion de notes de frais. L'étude indique que les motivations des employés pour ajuster leurs notes de frais à la hausse peuvent varier, de la falsification délibérée à la simple volonté de rajouter un "petit supplément" à la suite d'un long déplacement.Les Belges se situent au-dessus de la moyenne européenne dans la falsification de notes de frais professionnels. En moyenne, 54 % des interrogés belges estiment qu'il est parfaitement acceptable de déclarer plus de dépenses qu'en réalité ou d'ignorer les consignes de l'entreprise en matière de dépenses. Ce chiffre est au-dessus de la moyenne européenne à 48 %. Pour une entreprise de 250 personnes, la fraude représente donc potentiellement une perte annuelle de 25 920 euros en Belgique, contre 15 600 euros en Europe.Les travailleurs européens trouvent acceptable de soumettre volontairement des fausses dépenses, jusqu'à 130 euros par an en moyenne. En Belgique, ce montant atteint 192 euros, contre 114 euros aux Pays-Bas. Pour autant, une grande partie des dépenses incorrectes ne sont pas intentionnelles.L'étude de SAP Concur révèle qu'une entreprise européenne moyenne pourrait perdre jusqu'à 15 600 euros par an à cause de la fraude sur les notes de frais. En ce qui concerne la Belgique, cette somme s'élève à 25 920 euros. Pour ses recherches, l'expert de la gestion financière s'est concentré sur la fraude sur les dépenses en entreprise et l'attitude des employés à ce sujet, sur comment les sociétés gèrent le problème ainsi que sur les outils numériques utilisés.D'après l'enquête, les justifications des salariés sont liées à leur satisfaction et à leur sensibilisation aux consignes de déclaration des dépenses. Il existe un manque général de compréhension des activités de fraude et de leurs implications pour les employés ou les entreprises. Par exemple, 39 % des participants belges avouent avoir déjà ajusté leurs frais de restaurant ou de kilométrage à la hausse, tandis que 30 % confient qu'ils en seraient incapables. Par ailleurs, seulement un tiers des entreprises belges (34 %) organisent des formations sur la sensibilisation et la prévention à la fraude. Ce résultat se situe en tête du classement européen juste en dessous de la moyenne des pays germanophones à 35 %.Pour se justifier, les travailleurs belges interviewés dans le cadre de cette enquête citent souvent une contrepartie pour les aspects de leur travail qui ne sont pas récompensés : heures supplémentaires (20 %), temps de trajets (18 %), frais de télétravail (18 %). Ils citent également des raisons internes : les employés ne sont jamais réprimandés (21 %) ou les coûts sont si peu élevés que cela ne devrait pas impacter l'entreprise (20 %).