Debenhams explique dans un communiqué avoir adopté cette procédure spéciale qui lui permet de se maintenir à flot et de poursuivre son activité. Cette décision se fait toutefois au prix d'une réduction à néant de la participation des actionnaires et d'un lourd plan de restructuration de nature à affecter ses 165 magasins et 25.000 employés.

L'enseigne, dont les origines remontent à la fin du 18e siècle, connaît de graves difficultés financières, souffrant d'une chute de fréquentation de ses magasins face à la concurrence des ventes en ligne ainsi que de loyers devenus trop onéreux suite à sa stratégie d'expansion menée depuis une dizaine d'années.

Debenhams a été contraint de laisser le contrôle de la société à ses créanciers après avoir refusé une nouvelle offre de rachat de dernière minute lancée par l'homme d'affaires Mike Ashley et sa chaîne de sport Sports Direct.

La décision du jour "va permettre à Debenhams de poursuivre son activité normalement, d'accéder à l'argent dont nous avons besoin et à mettre en oeuvre notre plan de redressement", souligne Terry Duddy, président du conseil d'administration de Debenhams.

"Nous allons essayer de protéger autant de magasins et d'emplois que possible, tout en conservant un ensemble de magasins viables", selon lui.

Debenhams est la dernière victime en date d'un secteur du commerce physique sinistré au Royaume-Uni et qui a perdu près de 150.000 emplois dans le pays en 2018, selon l'agence Press Association (PA).