Les auteures du rapport se sont particulièrement alarmées de la gestion de messages du président américain Donald Trump pouvant décourager le vote ou incitant à la violence contre des citoyens manifestant contre le racisme, laissés tels quels par le réseau.

Elles assurent avoir "vigoureusement" fait part à Facebook de leur désaccord sur ces décisions qui, à leurs yeux, vont à l'encontre des règles mêmes du réseau social.

"Si ces décisions ont finalement été prises au plus haut niveau, nous pensons que (Facebook) n'a pas cherché à recueillir l'expertise de spécialistes des droits civiques et à l'appliquer comme elle aurait dû l'être", estime le rapport.

L'entreprise a bien pris "des mesures positives et importantes" contre l'intolérance ou la falsification des résultats des élections, concède le document commandé par Facebook il y a deux ans.

Mais les efforts sont insuffisants.

"A ce stade de l'histoire, les auditeurs craignent que ces gains ne soient masqués par les décisions problématiques et déchirantes que Facebook a prises, ce qui représente des revers importants pour les droits civiques."

Facebook gère les problématiques autour des droits civiques encore trop souvent "en réaction" à un événement et "au coup par coup", affirme le rapport.

"De nombreux membres de la communauté des droits civiques sont découragés, frustrés et en colère après des années à implorer l'entreprise de faire davantage pour faire progresser l'égalité et lutter contre la discrimination, tout en préservant la liberté d'expression", ajoute le document.

Ses auteures recommandent au groupe de mettre en place des structures spécifiquement dédiées aux droits civiques plus solides avec des experts sur des sujets clés comme les élections ou les propos haineux, le tout sous la houlette d'un "vice-président en charge des droits civiques" au sein de l'entreprise.

Le rapport appelle aussi Facebook à avoir une interprétation plus stricte de ses règles destinées à interdire les messages pouvant altérer les résultats des élections, comme celui de Donald Trump remettant en cause l'intégrité du vote par correspondance.

Plusieurs organisations de défense des droits civiques, sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières dans le pays, font actuellement pression pour que Facebook lutte plus activement contre les contenus problématiques et la désinformation.

Mais des associations à l'origine d'un boycott publicitaire contre le réseau social Facebook sont sorties "déçues" mardi d'une réunion avec ses patrons.

La frustration à l'encontre du groupe est actuellement à son plus haut niveau depuis que Facebook a commandé le rapport en 2018, estiment ses auteures.

Les auteures du rapport se sont particulièrement alarmées de la gestion de messages du président américain Donald Trump pouvant décourager le vote ou incitant à la violence contre des citoyens manifestant contre le racisme, laissés tels quels par le réseau. Elles assurent avoir "vigoureusement" fait part à Facebook de leur désaccord sur ces décisions qui, à leurs yeux, vont à l'encontre des règles mêmes du réseau social. "Si ces décisions ont finalement été prises au plus haut niveau, nous pensons que (Facebook) n'a pas cherché à recueillir l'expertise de spécialistes des droits civiques et à l'appliquer comme elle aurait dû l'être", estime le rapport.L'entreprise a bien pris "des mesures positives et importantes" contre l'intolérance ou la falsification des résultats des élections, concède le document commandé par Facebook il y a deux ans. Mais les efforts sont insuffisants. "A ce stade de l'histoire, les auditeurs craignent que ces gains ne soient masqués par les décisions problématiques et déchirantes que Facebook a prises, ce qui représente des revers importants pour les droits civiques."Facebook gère les problématiques autour des droits civiques encore trop souvent "en réaction" à un événement et "au coup par coup", affirme le rapport."De nombreux membres de la communauté des droits civiques sont découragés, frustrés et en colère après des années à implorer l'entreprise de faire davantage pour faire progresser l'égalité et lutter contre la discrimination, tout en préservant la liberté d'expression", ajoute le document.Ses auteures recommandent au groupe de mettre en place des structures spécifiquement dédiées aux droits civiques plus solides avec des experts sur des sujets clés comme les élections ou les propos haineux, le tout sous la houlette d'un "vice-président en charge des droits civiques" au sein de l'entreprise.Le rapport appelle aussi Facebook à avoir une interprétation plus stricte de ses règles destinées à interdire les messages pouvant altérer les résultats des élections, comme celui de Donald Trump remettant en cause l'intégrité du vote par correspondance. Plusieurs organisations de défense des droits civiques, sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières dans le pays, font actuellement pression pour que Facebook lutte plus activement contre les contenus problématiques et la désinformation.Mais des associations à l'origine d'un boycott publicitaire contre le réseau social Facebook sont sorties "déçues" mardi d'une réunion avec ses patrons.La frustration à l'encontre du groupe est actuellement à son plus haut niveau depuis que Facebook a commandé le rapport en 2018, estiment ses auteures.