Plus qu'une entreprise, c'est un symbole. Dans l'univers des entreprises digitales, Odoo est généralement citée en exemple comme l'une des plus grosses scale-up de Wallonie. Et pour cause, l'entreprise fondée par Fabien Pinckaers lorsqu'il était encore étudiant (à l'époque elle s'appelait Tiny ERP avant de devenir OpenERP et enfin Odoo) compte aujourd'hui pas loin de 900 employés répartis entre la Belgique, l'Inde et les Etats-Unis, notamment. Et ce ne serait qu'un début, selon Fabien Pinckaers, particulièrement enthousiaste : " On continue de grandir à un rythme de 50% par an, donc on pourrait atteindre 5.000 personnes d'ici quelques années. Nous n'avons même pas encore touché 0,1% du marché mondial et disposons donc d'un boulevard devant nous en termes de croissance ".
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Plus qu'une entreprise, c'est un symbole. Dans l'univers des entreprises digitales, Odoo est généralement citée en exemple comme l'une des plus grosses scale-up de Wallonie. Et pour cause, l'entreprise fondée par Fabien Pinckaers lorsqu'il était encore étudiant (à l'époque elle s'appelait Tiny ERP avant de devenir OpenERP et enfin Odoo) compte aujourd'hui pas loin de 900 employés répartis entre la Belgique, l'Inde et les Etats-Unis, notamment. Et ce ne serait qu'un début, selon Fabien Pinckaers, particulièrement enthousiaste : " On continue de grandir à un rythme de 50% par an, donc on pourrait atteindre 5.000 personnes d'ici quelques années. Nous n'avons même pas encore touché 0,1% du marché mondial et disposons donc d'un boulevard devant nous en termes de croissance ". Odoo propose des logiciels de gestion pour les PME et des outils pour tous les besoins de ces entreprises : CRM, comptabilité, site web, etc. " Notre vision de base a toujours été de rendre accessible des logiciels de gestion qui améliorent le quotidien des employés ", insiste le patron depuis son petit bureau dans l'une des fermes de Grand-Rosière où s'est installée l'entreprise. Si voici encore quelques années Odoo proposait ses logiciels en open source et facturait ses clients pour des contrats de maintenance, elle a finalement décidé, voici quelques années, de changer son business model. " L'idée était de continuer à proposer 80% de notre offre en open source et 20% de fonctionnalités payantes ", précise Fabien Pinckaers. Une bonne idée puisque, d'après le patron, la firme perdait un demi-million d'euros par an avant ce changement et en gagnait un demi-million après. Aujourd'hui, Odoo compte 4,5 millions d'utilisateurs à travers le monde, dont 90% ne paient rien. Les 10% restants optent pour des fonctionnalités payantes. Selon Fabien Pinckaers, Odoo aurait atteint la rentabilité opérationnelle. Certes, les comptes affichent en 2018 une petite perte, mais qui s'avère une perte comptable. Cette success story du numérique wallon est plutôt atypique. Outre la culture d'entreprise très forte et l'organisation très peu hiérarchisée malgré ses centaines d'employés, Odoo a levé très peu d'argent pour sa croissance. Une dizaine de millions d'euros " seulement ", notamment auprès des fonds Xange, Sofinnova. Ce qui ne l'a pas empêchée de se développer. Aujourd'hui, Fabien Pinckaers le précise : " Nous ne lèverons plus d'argent. Nous n'en avons plus besoin, en tout cas pas dans les quelques années à venir puisque notre cash-flow nous permet de grandir ". L'une des forces d'Odoo ? Son efficacité. " Si vous regardez le niveau d'efficacité de nos départements, c'est exceptionnel", insiste le CEO. Comment Odoo y parvient ? La scale-up a toujours travaillé à résoudre le moindre problème qu'elle rencontrait. Notamment " en automatisant beaucoup de processus ".