"Une bonne start-up n'existe que si elle répond à un vrai problème", lance Olivier Verbeke, concepteur d'EVAZION. Et des problèmes, cet entrepreneur en a pointé plusieurs lors de ses voyages en van: "Si la van life a le vent en poupe, beaucoup se lancent sur les routes sans être préparés. Quand on n'a pas les ficelles des baroudeurs, on finit souvent par passer la nuit dans un camping bondé ou sur un parking de supermarché. On est loin de l'expérience recherchée! D'un autre côté, les communes ne sont pas ravies de voir débarquer ces voyageurs qui s'installent parfois n'importe où, dégradent des sites... J'ai eu envie de venir avec une solution ...

"Une bonne start-up n'existe que si elle répond à un vrai problème", lance Olivier Verbeke, concepteur d'EVAZION. Et des problèmes, cet entrepreneur en a pointé plusieurs lors de ses voyages en van: "Si la van life a le vent en poupe, beaucoup se lancent sur les routes sans être préparés. Quand on n'a pas les ficelles des baroudeurs, on finit souvent par passer la nuit dans un camping bondé ou sur un parking de supermarché. On est loin de l'expérience recherchée! D'un autre côté, les communes ne sont pas ravies de voir débarquer ces voyageurs qui s'installent parfois n'importe où, dégradent des sites... J'ai eu envie de venir avec une solution pour les uns et les autres". Son idée? "On veut être le Airbnb des spots dans la nature, avec une plateforme à destination des voyageurs âgés de 21 à 65 ans, avec un ou deux enfants, à qui on propose un circuit avec de beaux sites sécurisés, où ils se sentiront comme chez eux tout en se reconnectant à la nature, explique-t-il. Le projet intéresse aussi les vanlifers aguerris." Olivier Verbeke s'est associé pour cela avec un autre habitué du monde de l'entreprise, Philippe Lemmens, qui prend en charge la structure, la gouvernance et la dimension communautaire du projet. Suite à un appel de fonds auprès d'investisseurs, le duo a récolté quelque 200.000 euros, qui lui ont permis d'explorer les sites, de développer le marketing, créer la plateforme et payer un premier salaire aux six autres membres de l'équipe qui les accompagnent. L'idée de départ était d'acquérir des terrains un peu partout en Europe, de 10, 15 ares, non constructibles, mais intéressants pour des séjours "sauvages" et réservés à la communauté de vanlifers. "Une espèce de time-sharing des lieux en pleine nature", commente Olivier Verbeke. Philippe Lemmens enchaîne: "Nous avons toutefois préféré débuter en passant des accords avec des propriétaires, qui nous cèdent le droit d'usage. Ils y accueillent des voyageurs qui ont signé notre charte. Pour les uns, c'est la garantie de séjourner sur un bon site ; pour les autres, celle de ne pas voir sa propriété abîmée ou envahie". Le nombre de véhicules est limité à trois à la fois par terrain et les nuits également à trois maximum. "Si l'expérience est concluante, on envisagera l'achat de terrains et nous créerons alors un fonds immobilier", déclare Philippe Lemmens. Première destination balisée par leurs soins: la Bretagne, où ils ont signé des accords avec des propriétaires de terrains privés - "ils touchent 50% de la location, soit 15 euros par nuit" -, et pour laquelle ils proposent aux voyageurs un roadbook incluant un itinéraire, des spots, des idées de visites et activités. "Si le test est positif, avec une nouvelle levée de fonds, nous développerons la plateforme avec d'autres destinations, en France, en Italie, au Portugal", précise Philippe Lemmens. EVAZION propose actuellement trois formules de quatre, six ou neuf nuits. Il est possible de créer un voyage personnalisé. Le van n'est pas fourni, mais EVAZION travaille en partenariat avec des loueurs de vans et de tentes de toit. Les réservations s'effectuent via le site EVAZION.co, et l'application mobile sera disponible bientôt.