"Je suis très préoccupé par Eurostar", a expliqué M. Fanichet lors d'une rencontre avec des journalistes. La compagnie, qui fait rouler des trains à grande vitesse entre Londres et le continent, a perdu 85% de ses passagers en 2020, et est "sous perfusion", selon lui.

"Aujourd'hui, le trafic Eurostar est au plus bas. (...) On n'a plus qu'un aller-retour" par jour, avec une quarantaine en arrivant en Angleterre, et, côté français, un test obligatoire qui va, à partir de lundi, être suivi d'un confinement de sept jours suivi d'un nouveau test, a déploré le responsable.

"La particularité, c'est qu'Eurostar a deux autres défauts: c'est une entreprise française en Angleterre, donc elle n'est pas aidée par les Anglais, et elle n'est pas aidée par les Français parce qu'elle est en Angleterre" (étant historiquement basée à Londres), a relevé M. Fanichet. "C'est une entreprise qui, au vu du trafic, est plus touchée que l'aérien" qui, lui, est aidé, a-t-il ajouté.

Parmi les aides qu'Eurostar va pouvoir obtenir au-delà de ses actionnaires, la direction négocie "des prêts d'Etat du Royaume-Uni", a-t-il dit, ajoutant qu'une recapitalisation est envisageable "si la situation perdure". Eurostar est détenue à 55% par la compagnie française SNCF, à 40% par le consortium Patina Rail --composé pour 30% de la Caisse de dépôt et placement du Québec et 10% du fonds britannique Hermes Infrastructure-- et à 5% par la SNCB.

"Je suis très préoccupé par Eurostar", a expliqué M. Fanichet lors d'une rencontre avec des journalistes. La compagnie, qui fait rouler des trains à grande vitesse entre Londres et le continent, a perdu 85% de ses passagers en 2020, et est "sous perfusion", selon lui. "Aujourd'hui, le trafic Eurostar est au plus bas. (...) On n'a plus qu'un aller-retour" par jour, avec une quarantaine en arrivant en Angleterre, et, côté français, un test obligatoire qui va, à partir de lundi, être suivi d'un confinement de sept jours suivi d'un nouveau test, a déploré le responsable. "La particularité, c'est qu'Eurostar a deux autres défauts: c'est une entreprise française en Angleterre, donc elle n'est pas aidée par les Anglais, et elle n'est pas aidée par les Français parce qu'elle est en Angleterre" (étant historiquement basée à Londres), a relevé M. Fanichet. "C'est une entreprise qui, au vu du trafic, est plus touchée que l'aérien" qui, lui, est aidé, a-t-il ajouté. Parmi les aides qu'Eurostar va pouvoir obtenir au-delà de ses actionnaires, la direction négocie "des prêts d'Etat du Royaume-Uni", a-t-il dit, ajoutant qu'une recapitalisation est envisageable "si la situation perdure". Eurostar est détenue à 55% par la compagnie française SNCF, à 40% par le consortium Patina Rail --composé pour 30% de la Caisse de dépôt et placement du Québec et 10% du fonds britannique Hermes Infrastructure-- et à 5% par la SNCB.