Les Etats-Unis ne représentent pas moins que le quatrième client de la Wallonie -devant le Royaume-Uni- et même son premier client hors Union européenne (UE), l'Oncle Sam absorbant à lui seul plus d'un tiers des exportations wallonnes hors UE. Les USA sont également le premier investisseur étranger en Wallonie.

C'est dire si l'élection de Donald Trump est une potentielle source d'inquiétudes pour l'économie wallonne. "Les investissements américains représentent 50% des investissements étrangers en Europe mais l'Europe représente 80% des investissements étrangers aux USA. L'Europe est le premier marché d'exportation des Etats-Unis. Il faut raison garder et ne pas paniquer. Aucun des deux partenaires n'a intérêt à déclarer une guerre commerciale à l'autre", analyse Mme Delcomminette. Cette dernière souligne en outre que la volonté du président Trump de relancer la demande intérieure pourrait bénéficier aux exportations européennes qui peuvent également tirer profit d'un dollar fort par rapport à l'euro.

Tout en reconnaissant "qu'il faut être vigilant", l'Awex rappelle les "partenariats forts" noués aux Etats-Unis, comme l'a encore illustré la mission économique de décembre 2016 au Texas, et la position intéressante de certaines entreprises wallonnes. "On peut même être incontournables dans certains marchés de niche".

En 2015, les exportations wallonnes vers les Etats-Unis ont bondi de plus de 40% pour atteindre un peu plus de trois milliards d'euros.

Une attention particulière au numérique

Par ailleurs, l'Awex a mené en 2016 un total de 25 actions autour du secteur du numérique, soit le double des années précédentes, a encore indiqué jeudi son administratrice générale, Pascale Delcomminette. Cette attention particulière pour ce secteur-clef va se poursuivre en 2017.

"En 2016, l'Awex a choisi pour la première fois non pas un pays-cible mais un secteur: le numérique. Pourquoi? Parce que l'économie numérique est au coeur de la croissance et de la compétitivité dans le monde. La croissance dans ce secteur est deux fois plus importante que la croissance de l'économie classique dans les pays développés. Et le numérique est une approche qui a remis en cause les processus de production, distribution et consommation", a résumé M. Delcomminette au cours d'une rencontre de presse.

Concrètement, l'Awex a donc mené 25 actions (foires, salons, conférences, missions thématiques, etc.) autour du numérique, en concertation avec l'Agence du numérique, les clusters spécialisés et l'association Startups.be, auxquelles ont participé quelque 160 entreprises. "Un beau succès", selon Pascale Delcomminette.

En outre, des efforts particuliers ont été et sont menés pour pousser à l'internationalisation des start-ups numériques wallonnes. Ces dernières restent encore trop frileuses comme le confirme un récent sondage selon lequel seulement 42% d'entre elles réalisent une part de leur chiffre d'affaires à l'exportation.

Ce focus de l'Awex sur le numérique correspond aussi pleinement à la stratégie "Digital Wallonia" du gouvernement wallon qui doit mobiliser un demi-milliard d'euros afin d'accrocher la Wallonie au premier wagon de la révolution numérique.

L'Awex entend poursuivre sur son élan et prévoit encore 20 actions dans le domaine du numérique cette année. Deux "hubs" -et même 10 à terme dans le monde- vont en outre être établis par l'Awex à San Francisco et Barcelone. "L'idée de ces hubs est en quelque sorte de mener une politique de discrimination positive pour les entreprises du secteur numérique pour la conquête de nouveaux marchés et pour nouer des partenariats", explique Pascale Delcomminette. Ces "hubs" devront également assurer la visibilité numérique de la Wallonie ainsi qu'un rôle de veille technologique et de relais vers des sources de financement.

Après le numérique en 2016, l'Awex revient à un ciblage géographique en 2017, avec l'Inde comme pays-cible. Le géant asiatique est le 30e client des exportations wallonnes, pour quelques 130 millions d'euros. Un montant qui reste faible en vue de la taille du pays mais les ventes wallonnes y sont en plein essor (+15% en 2015 et +12% au premier semestre 2016). "On sent une volonté de Modi (le Premier ministre, NDLR) de relancer les grands projets de développement et d'oeuvrer à une simplification administrative. On ne peut pas ne pas saisir cette opportunité", poursuit Pascale Delcomminette, parlant d'une "grande marge de progression" pour les exportations wallonnes vers ce pays. Une visite d'Etat du roi Philippe et de la reine Mathilde est par ailleurs prévue en Inde à la fin de l'année.

Les Etats-Unis ne représentent pas moins que le quatrième client de la Wallonie -devant le Royaume-Uni- et même son premier client hors Union européenne (UE), l'Oncle Sam absorbant à lui seul plus d'un tiers des exportations wallonnes hors UE. Les USA sont également le premier investisseur étranger en Wallonie. C'est dire si l'élection de Donald Trump est une potentielle source d'inquiétudes pour l'économie wallonne. "Les investissements américains représentent 50% des investissements étrangers en Europe mais l'Europe représente 80% des investissements étrangers aux USA. L'Europe est le premier marché d'exportation des Etats-Unis. Il faut raison garder et ne pas paniquer. Aucun des deux partenaires n'a intérêt à déclarer une guerre commerciale à l'autre", analyse Mme Delcomminette. Cette dernière souligne en outre que la volonté du président Trump de relancer la demande intérieure pourrait bénéficier aux exportations européennes qui peuvent également tirer profit d'un dollar fort par rapport à l'euro. Tout en reconnaissant "qu'il faut être vigilant", l'Awex rappelle les "partenariats forts" noués aux Etats-Unis, comme l'a encore illustré la mission économique de décembre 2016 au Texas, et la position intéressante de certaines entreprises wallonnes. "On peut même être incontournables dans certains marchés de niche". En 2015, les exportations wallonnes vers les Etats-Unis ont bondi de plus de 40% pour atteindre un peu plus de trois milliards d'euros.Par ailleurs, l'Awex a mené en 2016 un total de 25 actions autour du secteur du numérique, soit le double des années précédentes, a encore indiqué jeudi son administratrice générale, Pascale Delcomminette. Cette attention particulière pour ce secteur-clef va se poursuivre en 2017."En 2016, l'Awex a choisi pour la première fois non pas un pays-cible mais un secteur: le numérique. Pourquoi? Parce que l'économie numérique est au coeur de la croissance et de la compétitivité dans le monde. La croissance dans ce secteur est deux fois plus importante que la croissance de l'économie classique dans les pays développés. Et le numérique est une approche qui a remis en cause les processus de production, distribution et consommation", a résumé M. Delcomminette au cours d'une rencontre de presse. Concrètement, l'Awex a donc mené 25 actions (foires, salons, conférences, missions thématiques, etc.) autour du numérique, en concertation avec l'Agence du numérique, les clusters spécialisés et l'association Startups.be, auxquelles ont participé quelque 160 entreprises. "Un beau succès", selon Pascale Delcomminette. En outre, des efforts particuliers ont été et sont menés pour pousser à l'internationalisation des start-ups numériques wallonnes. Ces dernières restent encore trop frileuses comme le confirme un récent sondage selon lequel seulement 42% d'entre elles réalisent une part de leur chiffre d'affaires à l'exportation. Ce focus de l'Awex sur le numérique correspond aussi pleinement à la stratégie "Digital Wallonia" du gouvernement wallon qui doit mobiliser un demi-milliard d'euros afin d'accrocher la Wallonie au premier wagon de la révolution numérique. L'Awex entend poursuivre sur son élan et prévoit encore 20 actions dans le domaine du numérique cette année. Deux "hubs" -et même 10 à terme dans le monde- vont en outre être établis par l'Awex à San Francisco et Barcelone. "L'idée de ces hubs est en quelque sorte de mener une politique de discrimination positive pour les entreprises du secteur numérique pour la conquête de nouveaux marchés et pour nouer des partenariats", explique Pascale Delcomminette. Ces "hubs" devront également assurer la visibilité numérique de la Wallonie ainsi qu'un rôle de veille technologique et de relais vers des sources de financement. Après le numérique en 2016, l'Awex revient à un ciblage géographique en 2017, avec l'Inde comme pays-cible. Le géant asiatique est le 30e client des exportations wallonnes, pour quelques 130 millions d'euros. Un montant qui reste faible en vue de la taille du pays mais les ventes wallonnes y sont en plein essor (+15% en 2015 et +12% au premier semestre 2016). "On sent une volonté de Modi (le Premier ministre, NDLR) de relancer les grands projets de développement et d'oeuvrer à une simplification administrative. On ne peut pas ne pas saisir cette opportunité", poursuit Pascale Delcomminette, parlant d'une "grande marge de progression" pour les exportations wallonnes vers ce pays. Une visite d'Etat du roi Philippe et de la reine Mathilde est par ailleurs prévue en Inde à la fin de l'année.