Ceux-ci estiment que le lockdown de la capitale et les attentats terroristes ont été plus nocifs pour leur chiffre d'affaires que la " piétonnisation " du centre.
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Ceux-ci estiment que le lockdown de la capitale et les attentats terroristes ont été plus nocifs pour leur chiffre d'affaires que la " piétonnisation " du centre. N'allez pas croire pour autant qu'ils applaudissent l'initiateur de ce piétonnier, le bourg- mestre Yvan Mayeur (PS). Au contraire, ils sont... 93 % à juger sa mise en oeuvre " mauvaise ". Faute de préparation, d'organisation et de dialogue, la majorité communale aurait en quelque sorte gâché une belle idée. Et selon 75 % d'entre eux, les corrections apportées en juin n'ont pas amélioré la situation. Quatre-vingts pour cent des commerçants interrogés estiment que le flux de voitures devant leur vitrine influence positivement leurs activités. Ils souhaiteraient donc que les automobilistes retrouvent le chemin du centre de la ville. Leur première demande est une amélioration de la signalétique (avec un télé-jalonnement indiquant les places de parking disponibles), une révision de la circulation aux abords du piétonnier et la création de parkings supplémentaires. En dehors de la zone piétonne, la priorité pour redynamiser le commerce est, à 80 %, la réparation des tunnels (on est toujours bien dans une optique " voiture ") bien avant une campagne pour attirer les touristes. " Se promener sur le piétonnier ne donne pas envie de faire du shopping, c'est sale, c'est indigne de la capitale de l'Europe ", commente dans L'Echo, Philippe Godfoid, président de l'UCM. Il invite les responsables communaux à s'inspirer de l'exemple de Lille, en France, où un consultant spécialisé a été mandaté pour aider au dialogue commerce-commune dans la mise en oeuvre du piétonnier.