En ces temps d'économie de la demande, les services d'abonnement ont le vent en poupe. Spotify et Netflix ont ouvert la voie et rares sont les secteurs qui ne le proposent pas. C'est dans ce créneau que vient se positionner Enky. Fondée à la mi-2019 par Aïssa Laroussi, la start-up bruxelloise veut modifier la manière de consommer du mobilier. Dans un esprit de durabilité et d'écoresponsabilité.
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En ces temps d'économie de la demande, les services d'abonnement ont le vent en poupe. Spotify et Netflix ont ouvert la voie et rares sont les secteurs qui ne le proposent pas. C'est dans ce créneau que vient se positionner Enky. Fondée à la mi-2019 par Aïssa Laroussi, la start-up bruxelloise veut modifier la manière de consommer du mobilier. Dans un esprit de durabilité et d'écoresponsabilité. Lire aussi"Quand une entreprise se lance, elle n'a pas forcément envie de dépenser des sommes folles pour son mobilier de bureau, explique le CEO. En conséquence, elle achète souvent du bas de gamme peu ergonomique qui, tôt ou tard, finit à la casse. Des millions de tonnes de mobilier sont ainsi jetées chaque année. Notre service d'abonnement qui propose des meubles solides et durables entend répondre à ce double souci." Enky propose donc deux services aux entreprises. D'une part, la location pure et dure dont le prix mensuel dépend du mobilier choisi et de la durée du contrat. Un service sur mesure qui répond aux besoins précis en termes d'espaces et d'employés. Eventuellement, au terme du contrat, l'entreprise pourra racheter ses meubles. Le deuxième service s'appelle l'achat circulaire. L'entreprise achète son mobilier avec la certitude qu'au terme du contrat, Enky va le reprendre à un prix prédéfini. "Nous ne faisons appel qu'à des fournisseurs durables, explique Aïssa Laroussi. Comme Mobitec en Belgique ou Alki en France qui travaillent surtout le bois massif ou Actiu en Espagne qui bannit tous les produits chimiques. En un an, nous avons réussi à placer 500.000 euros de mobilier sur le marché. La rentabilité dépend de la durée d'amortissement des meubles et de la marge possible." Pour se lancer, Enky a noué un partenariat avec Kymono, une start-up française spécialisée dans l' office design et le vestimentaire professionnel qui a pris 15% des parts et lui a ouvert les portes de son écosystème. A la fin novembre 2019, Enky a clôturé une levée de fonds de 700.000 euros auprès d'investisseurs comme Sambrinvest ou Cedar Funds (des prêts convertibles à hauteur de 15% des parts) et a souscrit un prêt de 100.000 euros auprès de Novalia. Il y a quelques jours, elle a aussi lancé un système de financement alternatif sous la forme d'une market place où des investisseurs peuvent acheter les meubles loués. Suivant la durée du contrat de location (à ce jour, aucune entreprise n'a loué pour une période de moins de trois ans), le rendement varie et peut aller jusqu'à 5 à 7%. Face à l'essor du télétravail, Enky propose désormais aux entreprises de meubler leurs employés ou aux particuliers de se concevoir de vrais bureaux ergonomiques à la maison. L'abonnement mensuel démarre à 39 euros. "La gamme est différente, conclut Aïssa Laroussi. L'idée est que le bureau à la maison ressemble à la maison et pas au bureau. Des meubles élégants tout étant ergonomiques. A côté de cette offre télétravail, le réaménagement probable des bureaux dans les entreprises peut aussi nous convenir. Dès le départ, nous avions une gamme de meubles destinés aux espaces sociaux, aux lounges ou aux lieux de rencontres. Du soft sitting qui permet plus de convivialité."