"Il faut garder un marché européen", a déclaré Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie, pour qui "la robustesse, la résilience que nous garantit l'existence d'un réseau connecté, que ce soit sur le gaz ou sur l'électrique, est visible au quotidien".

"Parfois nous exportons de l'électricité, parfois nous en importons, et pareil pour le gaz", a-t-elle rappelé, lors d'une table ronde organisée au Sénat sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Toutefois, "il faut arriver à faire évoluer ce marché, tout en gardant cette interconnexion", a déclaré la dirigeante, soulignant "des failles" dans l'unité du marché, compte tenu des divergences entre les choix énergétiques des différents États-membres.

La Commission européenne a indiqué le 5 juillet travailler sur une réforme du mode de calcul des tarifs de l'énergie, actuellement indexé sur le prix du gaz, qui a flambé ces derniers mois et entraîné dans son sillage celui de l'électricité.

Compte tenu des "niveaux de volatilité", il faudra "sans doute réfléchir à des amendements à ce marché", a estimé Marc Benayoun, directeur exécutif d'EDF chargé du pôle clients, services et territoires.

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a également exclu toute sortie du marché, mais aussi plaidé pour des contrats "de moyen et long terme", tels qu'en ont conclu des pays comme la Chine, le Japon ou le Qatar.

Pour Mme MacGregor, ces contrats seraient susceptibles de donner "une meilleure visibilité", ce que le marché européen ne permet que "de manière assez limitée".

"Il faut garder un marché européen", a déclaré Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie, pour qui "la robustesse, la résilience que nous garantit l'existence d'un réseau connecté, que ce soit sur le gaz ou sur l'électrique, est visible au quotidien"."Parfois nous exportons de l'électricité, parfois nous en importons, et pareil pour le gaz", a-t-elle rappelé, lors d'une table ronde organisée au Sénat sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique dans le contexte de la guerre en Ukraine.Toutefois, "il faut arriver à faire évoluer ce marché, tout en gardant cette interconnexion", a déclaré la dirigeante, soulignant "des failles" dans l'unité du marché, compte tenu des divergences entre les choix énergétiques des différents États-membres.La Commission européenne a indiqué le 5 juillet travailler sur une réforme du mode de calcul des tarifs de l'énergie, actuellement indexé sur le prix du gaz, qui a flambé ces derniers mois et entraîné dans son sillage celui de l'électricité.Compte tenu des "niveaux de volatilité", il faudra "sans doute réfléchir à des amendements à ce marché", a estimé Marc Benayoun, directeur exécutif d'EDF chargé du pôle clients, services et territoires.Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a également exclu toute sortie du marché, mais aussi plaidé pour des contrats "de moyen et long terme", tels qu'en ont conclu des pays comme la Chine, le Japon ou le Qatar.Pour Mme MacGregor, ces contrats seraient susceptibles de donner "une meilleure visibilité", ce que le marché européen ne permet que "de manière assez limitée".