Depuis 2014, l'entreprise installée dans les caves de Tour & Taxis cultive des champignons sur du marc de café collecté à vélo dans une quarantaine de restaurants de la capitale. Chaque mois, elle produit environ une tonne de pleurotes en recyclant cinq tonnes de résidus de café, des déchets auparavant jetés.

Ce modèle circulaire, PermaFungi l'a développé en misant sur l'insertion de personnes peu qualifiées. "C'est notre particularité de vouloir faire les deux à la fois, mais ça ne simplifie pas la tâche", explique Julien Jacquet.

Déjà fragilisée par des difficultés financières et un changement de management compliqué l'année dernière, l'entreprise a perdu, pour 2020, un subside d'insertion socio-professionnelle qui représentait 20% de ses revenus. Sur 10 équivalents temps plein fin 2018, elle n'en compte désormais plus que quatre.

Outre la réduction d'emplois, "nous avons également cessé la production de chicons en pleine terre sur le substrat laissé par les champignons", concède son CEO. L'activité s'est révélée trop peu concurrentielle dans un contexte de difficile rentabilité de l'agriculture urbaine "dépourvue de subsides structurels alors que l'agriculture traditionnelle est largement subventionnée par la PAC", déplore-t-il.

Loin de jeter l'éponge, PermaFungi voit dans les difficultés rencontrées l'opportunité de repenser son modèle en se recentrant sur son activité principale. Les 25.000 euros récoltés serviront à augmenter la production de pleurotes. "Combinés à la réduction des coûts, ils doivent permettre de viser la rentabilité sans aide extérieure fin 2020. Une fois que la champignonnière aura démontré sa viabilité sans subside, nous pourrons la dupliquer ailleurs en maintenant nos objectifs d'impact social et environnemental. Notre société a besoin de nouveaux modèles inspirants et PermaFungi veut continuer à les expérimenter", assure Julien Jacquet.

Depuis 2014, l'entreprise installée dans les caves de Tour & Taxis cultive des champignons sur du marc de café collecté à vélo dans une quarantaine de restaurants de la capitale. Chaque mois, elle produit environ une tonne de pleurotes en recyclant cinq tonnes de résidus de café, des déchets auparavant jetés. Ce modèle circulaire, PermaFungi l'a développé en misant sur l'insertion de personnes peu qualifiées. "C'est notre particularité de vouloir faire les deux à la fois, mais ça ne simplifie pas la tâche", explique Julien Jacquet. Déjà fragilisée par des difficultés financières et un changement de management compliqué l'année dernière, l'entreprise a perdu, pour 2020, un subside d'insertion socio-professionnelle qui représentait 20% de ses revenus. Sur 10 équivalents temps plein fin 2018, elle n'en compte désormais plus que quatre. Outre la réduction d'emplois, "nous avons également cessé la production de chicons en pleine terre sur le substrat laissé par les champignons", concède son CEO. L'activité s'est révélée trop peu concurrentielle dans un contexte de difficile rentabilité de l'agriculture urbaine "dépourvue de subsides structurels alors que l'agriculture traditionnelle est largement subventionnée par la PAC", déplore-t-il. Loin de jeter l'éponge, PermaFungi voit dans les difficultés rencontrées l'opportunité de repenser son modèle en se recentrant sur son activité principale. Les 25.000 euros récoltés serviront à augmenter la production de pleurotes. "Combinés à la réduction des coûts, ils doivent permettre de viser la rentabilité sans aide extérieure fin 2020. Une fois que la champignonnière aura démontré sa viabilité sans subside, nous pourrons la dupliquer ailleurs en maintenant nos objectifs d'impact social et environnemental. Notre société a besoin de nouveaux modèles inspirants et PermaFungi veut continuer à les expérimenter", assure Julien Jacquet.