S'il est meilleur que l'an dernier, le résultat reste inférieur d'au moins 15% à celui de 2019, d'après l'UCM (Union des Classes Moyennes). Tandis que le SNI (le Syndicat Neutre pour Indépendants) rapporte, dans un communiqué, que "Pour les commerçants, les soldes ne sont certainement pas de l'histoire ancienne. Notre enquête auprès de 384 membres a montré que 2 détaillants sur 3 soutiennent sont toujours en la faveur et souhaitent les maintenir en l'état : même durée et même période".

Par ailleurs, le télétravail semble avoir créé un déplacement de la clientèle des centres urbains vers des plus petits noyaux commerciaux. Ainsi, note l'UCM, les commerces des villes comme Eghezée ou Braine-l'Alleud ont attiré davantage de clients que Namur ou Charleroi. Liège, par contre, semble avoir profité de la fermeture des magasins aux Pays-Bas même si on n'a pas été face à une "ruée". Pour Bruxelles enfin, certains jours ont été "corrects", selon les commerçants.

"En Flandre, les Néerlandais, qui au début de la période des soldes sont venus dans les grandes villes, donnent une image déformée. Dans ces villes, l'invasion néerlandaise a entraîné une augmentation moyenne du chiffre d'affaires de 20%. Ailleurs, après un bon départ la première semaine dû aux congés de Noël, le nombre de clients a rapidement diminué". Les chiffres parlent d'eux-mêmes : pas moins de 63% des commerçants parlent d'une baisse du chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière. Parmi eux, 24% parlent d'une baisse de 20 à 40%. Par rapport à 2019, avant le corona, 27,5% disent même qu'ils subiront une perte de chiffre d'affaires de plus de 40%. En conséquence, pas moins de 48% d'entre eux se retrouvent avec un stock important dont ils essayeront de se défaire lors d'une prochaine démarque, selon l'enquête du SNI.

Mauvaises ventes et ventes en ligne pèsent

En raison des mauvaises ventes, les commerçants prennent moins de risques, selon le SNI. Six détaillants sur dix ont ainsi réduit leurs achats pour la collection d'été. "Nous espérons que les détaillants n'entreront pas dans un cercle vicieux de ventes décevantes et de moins de liquidités pour acheter de nouvelles collections, ce n'est pas viable, renchérit encore le syndicat. Nous avons besoin d'urgence d'un 'code vert' sur le baromètre corona et d'une meilleure confiance des consommateurs pour donner plus d'oxygène à nos commerçants. Dans le cas contraire, nous nous dirigeons vers une nouvelle vague de faillites".

Les achats en ligne ont également eu un impact sur les achats en magasin. En outre, avec le télétravail, les habitudes vestimentaires par exemple ont changé, au profit de tenues plus décontractées. Résultat: moins de demandes de robes, vestons ou encore chaussures de ville, détaille l'UCM.

"La multiplication des réductions et offres spéciales tout au long de l'année réduit aussi de façon structurelle l'impact des soldes", ajoute le communiqué de l'UCM. Même si les commerçants indépendants sont demandeurs de la législation leur permettant de vendre à perte. "Il est clair que nos commerçants souffrent encore de cette pandémie, déclare le SNI. La majorité n'est pas non plus très optimiste pour l'avenir. Néanmoins, la plupart d'entre eux sont favorables au maintien de la période des soldes sous sa forme actuelle".

S'il est meilleur que l'an dernier, le résultat reste inférieur d'au moins 15% à celui de 2019, d'après l'UCM (Union des Classes Moyennes). Tandis que le SNI (le Syndicat Neutre pour Indépendants) rapporte, dans un communiqué, que "Pour les commerçants, les soldes ne sont certainement pas de l'histoire ancienne. Notre enquête auprès de 384 membres a montré que 2 détaillants sur 3 soutiennent sont toujours en la faveur et souhaitent les maintenir en l'état : même durée et même période". Par ailleurs, le télétravail semble avoir créé un déplacement de la clientèle des centres urbains vers des plus petits noyaux commerciaux. Ainsi, note l'UCM, les commerces des villes comme Eghezée ou Braine-l'Alleud ont attiré davantage de clients que Namur ou Charleroi. Liège, par contre, semble avoir profité de la fermeture des magasins aux Pays-Bas même si on n'a pas été face à une "ruée". Pour Bruxelles enfin, certains jours ont été "corrects", selon les commerçants."En Flandre, les Néerlandais, qui au début de la période des soldes sont venus dans les grandes villes, donnent une image déformée. Dans ces villes, l'invasion néerlandaise a entraîné une augmentation moyenne du chiffre d'affaires de 20%. Ailleurs, après un bon départ la première semaine dû aux congés de Noël, le nombre de clients a rapidement diminué". Les chiffres parlent d'eux-mêmes : pas moins de 63% des commerçants parlent d'une baisse du chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière. Parmi eux, 24% parlent d'une baisse de 20 à 40%. Par rapport à 2019, avant le corona, 27,5% disent même qu'ils subiront une perte de chiffre d'affaires de plus de 40%. En conséquence, pas moins de 48% d'entre eux se retrouvent avec un stock important dont ils essayeront de se défaire lors d'une prochaine démarque, selon l'enquête du SNI. Mauvaises ventes et ventes en ligne pèsentEn raison des mauvaises ventes, les commerçants prennent moins de risques, selon le SNI. Six détaillants sur dix ont ainsi réduit leurs achats pour la collection d'été. "Nous espérons que les détaillants n'entreront pas dans un cercle vicieux de ventes décevantes et de moins de liquidités pour acheter de nouvelles collections, ce n'est pas viable, renchérit encore le syndicat. Nous avons besoin d'urgence d'un 'code vert' sur le baromètre corona et d'une meilleure confiance des consommateurs pour donner plus d'oxygène à nos commerçants. Dans le cas contraire, nous nous dirigeons vers une nouvelle vague de faillites". Les achats en ligne ont également eu un impact sur les achats en magasin. En outre, avec le télétravail, les habitudes vestimentaires par exemple ont changé, au profit de tenues plus décontractées. Résultat: moins de demandes de robes, vestons ou encore chaussures de ville, détaille l'UCM. "La multiplication des réductions et offres spéciales tout au long de l'année réduit aussi de façon structurelle l'impact des soldes", ajoute le communiqué de l'UCM. Même si les commerçants indépendants sont demandeurs de la législation leur permettant de vendre à perte. "Il est clair que nos commerçants souffrent encore de cette pandémie, déclare le SNI. La majorité n'est pas non plus très optimiste pour l'avenir. Néanmoins, la plupart d'entre eux sont favorables au maintien de la période des soldes sous sa forme actuelle".