Sur cette force de travail, il faut épingler une très haute formation et valeur ajoutée : les trois quarts ont un diplôme supérieur au moins. Le secteur comptabilise également 5.400 chercheurs. Un choix aidé par un statut fiscal particulier, puisque l'Etat fédéral accorde aux employeurs une dispense de 40 à 80 % du précompte professionnel dû par une partie notable de ces chercheurs. En 2...

Sur cette force de travail, il faut épingler une très haute formation et valeur ajoutée : les trois quarts ont un diplôme supérieur au moins. Le secteur comptabilise également 5.400 chercheurs. Un choix aidé par un statut fiscal particulier, puisque l'Etat fédéral accorde aux employeurs une dispense de 40 à 80 % du précompte professionnel dû par une partie notable de ces chercheurs. En 2019, le secteur aura investi 3,8 milliards d'euros dans la recherche et développement. Une augmentation considérable, puisque c'est une progression de 50 % en seulement cinq ans.La Belgique a ainsi acquis une réputation flatteuse de carrefour européen des essais cliniques, malgré la concurrence croissante de l'Asie et des pays d'Europe de l'Est. Notre pays a confirmé son rôle central dans la distribution des vaccins et médicaments dans le monde : les exportations s'élèvent à un peu moins de 50 milliards d'euros. C'est 9 milliards de plus qu'en 2015, avec une augmentation encore plus forte en 2019, surtout vers les Etats-Unis (22,4 %).Pour Catherine Rutten, CEO de pharma.be, "le secteur est devenu un cluster unique de grandes et petites entreprises, d'acteurs internationaux et de spin-offs et start-ups belges qui s'ouvrent mutuellement vers de nouveaux horizons scientifiques. Avec sa grande capacité de recherche, de production et d'exportation, le secteur biopharmaceutique n'est pas seulement l'un des principaux moteurs de l'économie belge de la connaissance et de la transformation, mais également un maillon important au niveau biopharmaceutique mondial". Ainsi, si les 22 entreprises les plus importantes du secteur emploient trois quarts du personnel, le reste est disséminé dans un tissu vivace, innovant et changeant, apte à devenir une "licorne" de demain. Cela suffira-t-il à trouver l'arme fatale contre le Covid-19 ? Rien ne le garantit. Mais il est certain que notre territoire est le lieu d'une des plus intenses recherches à ce sujet.