A peine 7.500 entreprises en faillite sont à répertorier sur l'année 2020 et 8 000 jugements au total (partenaires inclus). Par rapport à 2019, cela représente une diminution de 33 %. On remarque des différences entre les régions. Ainsi, la diminution des faillites est de 26% en Flandre, 28% en Wallonie et jusqu'à 46% à Bruxelles.
...

A peine 7.500 entreprises en faillite sont à répertorier sur l'année 2020 et 8 000 jugements au total (partenaires inclus). Par rapport à 2019, cela représente une diminution de 33 %. On remarque des différences entre les régions. Ainsi, la diminution des faillites est de 26% en Flandre, 28% en Wallonie et jusqu'à 46% à Bruxelles. Cette différence à Bruxelles s'explique, selon Trends Business Information, par le caractère urbain de la Capitale. Dans une économie de ville, il y a en effet proportionnellement beaucoup de grandes entreprises qui sont assez fortes pour survivre à la crise et aussi de très nombreuses très petites entreprises qui ont bénéficié en masse des mesures de protection du gouvernement. Ces dernières sont actuellement en veilleuse et survivent grâce notament au droit passerelle. Ainsi, à peine 145 indépendants ont fait faillite à Bruxelles, sur 198.000 (0,07%).Tout le monde est à ce jour bien conscient que ces statistiques de faillites ne sont pas représentatives de l'année écoulée et que nous ne pouvons en tirer aucune conclusion sur l'état de notre économie.Grâce à diverses mesures, telles que le report des charges sociales et fiscales, la possibilité de différer le paiement du crédit, le chômage temporaire, le droit passerelle et les prestations directes, le gouvernement a paralysé l'économie. En outre, nous avons eu deux périodes de moratoire, ce qui a considérablement réduit les faillites sur citation.Alors qu'en 2019, il y avait plus de jugements sur assignation que sur aveux, cette année, c'est l'inverse. A peine 39% des faillites ont été assignées en faillite. Lors du premier moratoire, il était même inférieur à 20 %. En termes de dissolutions judiciaires, on observe le même phénomène : 6.440 (soit 20 % de moins que l'année dernière). En général, cette mesure est prise parce que les entreprises ne publient pas leur bilan. Cette année, cependant, les entreprises se sont vu accorder dix semaines supplémentaires pour remplir leurs obligations. Ceci, combiné à la disponibilité limitée des tribunaux, a conduit à cette réduction. Compte tenu du nombre d'entreprises qui ne publient pas leur bilan, il reste du pain sur la planche.En général, il y a beaucoup moins de fermetures que d'habitude : 73.000, soit seulement 76% par rapport à 2019. Combiné à un nombre particulièrement élevé de start-ups en 2020 (nous devrions atteindre 120 000, soit le même nombre qu'en 2019), on obtient le nombre record de 1.522.000 entreprises actives dans le pays à la fin de cette année.2019 a été une année d'atterrissage en douceur sur le plan économique, avec 11.248 faillites. 1 entreprise sur 7 (63.000!) a publié son bilan avec des fonds propres négatifs. Elles étaient 1 sur 8 en 2018.Trends Business Information a développé un algorithme pour calculer l'évolution de la solvabilité des entreprises sur une base hebdomadaire. En décembre 2020, 20.000 entreprises supplémentaires se trouvaient dans cette situation désastreuse. Si le confinement dure jusqu'à la mi-février, il y en aura 10.000 autres. Nous aurons alors plus de 90.000 entreprises en quasi-faillite (20 % de la population active), sans possibilité réelle de mobiliser des ressources financières pour les relancer.Selon Trends Business Information, il ne serait pas surprenant d'avoir 25.000 faillites et 120.000 fermetures en 2021. 25.000 faillites serait égal à 3,33 fois plus que 2020 et 2 fois plus que 2019. Il y a eu 96.000 arrêts d'activités en 2019. 120.000 serait égal à 25% de plus que 2019 et 65% de plus que 2020.Les liquidités sont souvent épuisées et la solvabilité est affaiblie. Il faudra accorder beaucoup d'attention aux décisions rationnelles dans le monde des entreprises en 2021. La gestion qualitative du crédit sera décisive. Sinon, il y aura des effets en chaîne désastreux qui aggraveront la situation. De nombreuses entreprises ne survivront donc pas à la crise. Mais compte tenu de leur situation, c'est probablement la meilleure solution, estime Trends Business Information. Il est en effet nécessaire de repartir sur des bases saines et de pouvoir compter sur un tissu économique solide pour une relance complète de l'économie.