Cette décision, prise lors d'une réunion du gouvernement présidée par le vice-président et Premier ministre émirati Mohammed ben Rached al-Maktoum, abroge une loi vieille d'une décennie limitant la part de capital possédée par un étranger à 49% pour toute entreprise.

Pour contourner cette loi, plusieurs des sept émirats de la fédération des Émirats arabes unis, incités par celui de Dubaï, avaient établi des zones de libre-échange où les étrangers pouvaient posséder jusqu'à 100% d'une compagnie émiratie.

Désormais, 13 secteurs économiques -parmi lesquels l'énergie renouvelable, l'agriculture, le transport, le e-commerce...- ouvrent sans restriction le capital de leurs entreprises aux investisseurs étrangers.

Chacun des sept émirats peut cependant fixer librement le taux de capital d'entreprise possédé par un non-Emirati, et le faire varier selon les secteurs d'activité.

Avec cette nouvelle mesure, l'Etat des Émirats, dont l'économie est la plus importante des pays arabes après l'Arabie saoudite, espère devenir "l'une des meilleures destinations pour l'investissement mondial", a déclaré Mohammed ben Rached al-Maktoum.

En 2018, le pays, premier récipiendaire des investissements étrangers directs dans le monde arabe, a attiré plus de 9,7 milliards d'euros. Son économie est la plus diversifiée parmi les Etats arabes, notamment grâce à l'émirat de Dubaï dont 95% des revenus ne proviennent pas de l'industrie pétrolière.

Le 21 mai, les Émirats, dont la croissance a ralenti en 2018, s'affichant à 1,3%, ont commencé à accorder des résidences permanentes à des investisseurs et des personnes disposant de compétences scientifiques et artistiques "exceptionnelles".

Les étrangers constituent quelque 90% de la population de la fédération qui compte environ neuf millions d'âmes.