1,5 million, c'est le nombre de documents classifiés extraits par Edward Snowden des serveurs sécurisés de la NSA.
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Le Congrès américain s'est penché sur " le cas Snowden ". Après deux ans d'investigations, un rapport confidentiel, dont un résumé a été publié par les députés, dresse un portrait peu flatteur de l'ancien agent de la NSA (l'agence de sécurité américaine). D'après ce rapport, Edward Snowden " n'est pas un lanceur d'alerte ". Par contre, il a causé " d'énormes dommages à la sécurité nationale " en dévoilant quantité de documents classifiés, dont " la grande majorité n'ont rien à voir avec des programmes violant la vie privée des citoyens ". L'ancien agent, qui a trouvé refuge en Russie, est qualifié de " fabricateur " n'hésitant pas à gonfler son CV et voler des réponses à un test d'évaluation. La publication de ce rapport accablant coïncide avec la sortie aux Etats-Unis d'un film d'Oliver Stone consacré à Edward Snowden, le présentant sous un jour positif. Une véritable campagne de communication est engagée entre les " anti " et les " pro " Snowden. Très actif sur Twitter, l'ancien agent de la NSA moque le rapport du Congrès et demande désormais au président Barack Obama de lui accorder une grâce présidentielle... qu'il n'est pas près d'obtenir. La Maison-Blanche a en effet rappelé son souhait de voir Edward Snowden traduit en justice pour ses révélations sur les programmes d'écoute particulièrement intrusifs de son ancien employeur. Dans cette bataille médiatico-juridique, les autorités américaines bénéficient d'un soutien étonnant : celui du Washington Post, qui a pourtant gagné le prix Pulitzer en 2014, conjointement avec le Guardian, pour ses révélations sur la NSA livrées par un certain Edward Snowden. L'illustre quotidien américain vient de signer un éditorial assassin appelant à refuser la grâce à l'ancien agent américain.