Créé juste après la Deuxième Guerre mondiale, EDF (Electricité de France) est l'un des plus grands producteurs d'électricité de la planète (n°1 en Europe, n°2 dans le monde en capacité). A l'origine entreprise d'Etat, il avait ouvert son capital et était même entré en Bourse sous la présidence de Jacques Chirac. Alors qu'il promettait des privatisations au début de son premier mandat, c'est une renationalisation qui va marquer le début du second quinquennat d'Emmanuel Macron. En fait, l'Etat français entend racheter les 16% d'EDF qu'il avait cédés au cours du temps. Sur un plan juridique, ce n'est pas une renationalisation qui suppose de passer par le législatif mais une "simple" opération de marché. Les détails de l'OPA devraient être communiqués sous peu. Le capital à racheter est très majoritairement aux mains d'institutionnels (14,77%). Les particuliers et le personnel EDF se partagent le reste.

Cette reprise en main va s'accompagner du départ du CEO Jean- Bernard Lévy avant la fin de son mandat afin de confier les rênes de l'entreprise à un homme neuf pour mener à bien les grands projets qui se profilent. Car cette renationalisation intervient à un moment crucial pour EDF. D'une part, en tant que gestionnaire du parc nucléaire français, l'entreprise va devoir faire face à des investissements colossaux pour déployer le projet Macron: la construction de 14 centrales d'ici à 2050 et la mise à niveau des autres. D'autre part, elle intervient en plein choc énergétique, ce qui ne fait pas les affaires d'EDF puisqu'à cause de la structure du marché français, l'opérateur est censé fournir de l'électricité à prix compétitifs à ses concurrents. Mais cette structure arrive bientôt à son terme. L'occasion est donc belle de tout réorganiser en ayant les mains libres.

Créé juste après la Deuxième Guerre mondiale, EDF (Electricité de France) est l'un des plus grands producteurs d'électricité de la planète (n°1 en Europe, n°2 dans le monde en capacité). A l'origine entreprise d'Etat, il avait ouvert son capital et était même entré en Bourse sous la présidence de Jacques Chirac. Alors qu'il promettait des privatisations au début de son premier mandat, c'est une renationalisation qui va marquer le début du second quinquennat d'Emmanuel Macron. En fait, l'Etat français entend racheter les 16% d'EDF qu'il avait cédés au cours du temps. Sur un plan juridique, ce n'est pas une renationalisation qui suppose de passer par le législatif mais une "simple" opération de marché. Les détails de l'OPA devraient être communiqués sous peu. Le capital à racheter est très majoritairement aux mains d'institutionnels (14,77%). Les particuliers et le personnel EDF se partagent le reste. Cette reprise en main va s'accompagner du départ du CEO Jean- Bernard Lévy avant la fin de son mandat afin de confier les rênes de l'entreprise à un homme neuf pour mener à bien les grands projets qui se profilent. Car cette renationalisation intervient à un moment crucial pour EDF. D'une part, en tant que gestionnaire du parc nucléaire français, l'entreprise va devoir faire face à des investissements colossaux pour déployer le projet Macron: la construction de 14 centrales d'ici à 2050 et la mise à niveau des autres. D'autre part, elle intervient en plein choc énergétique, ce qui ne fait pas les affaires d'EDF puisqu'à cause de la structure du marché français, l'opérateur est censé fournir de l'électricité à prix compétitifs à ses concurrents. Mais cette structure arrive bientôt à son terme. L'occasion est donc belle de tout réorganiser en ayant les mains libres.