Pour la septième semaine consécutive, l'Economic Risk Management Group (ERMG), via les fédérations d'entreprises et d'indépendants, a procédé à une enquête pour évaluer l'impact du Covid-19 sur l'activité économique belge. Pas moins de 2.285 entreprises et indépendants ont répondu à cette dernière étude en date, particulièrement intéressante car elle faisa...

Pour la septième semaine consécutive, l'Economic Risk Management Group (ERMG), via les fédérations d'entreprises et d'indépendants, a procédé à une enquête pour évaluer l'impact du Covid-19 sur l'activité économique belge. Pas moins de 2.285 entreprises et indépendants ont répondu à cette dernière étude en date, particulièrement intéressante car elle faisait suite à la réouverture des entreprises le 4 mai et, plus partiellement, celle des commerces le 11. Elle confirme ce que les derniers scénarios pressentaient : la reprise ne se fera pas en V mais sera lente et graduelle. En effet, malgré la réouverture, le chiffre d'affaires des entreprises ne redémarre pas. Depuis le 23 mars, il continue à afficher un déficit d'un tiers par rapport à la même période l'an dernier. L'économie continue donc à tourner à bas régime. En cause, principalement, une demande qui reste largement en berne. Ce facteur se retrouve dans tous les secteurs mais, en particulier, dans les domaines très actifs à l'exportation comme l'industrie et la logistique et les transports. Le commerce international reste, en effet, très marginal à ce stade. De façon plus anecdotique au niveau des chiffres, la distanciation sociale, les perturbations dans l'approvisionnement et les problèmes de liquidités sont également cités. Alors que les investissements sont soit annulés soit reportés, le risque de faillites ne faiblit pas vraiment et l'ERMG s'attend à de très mauvaises surprises lorsque le moratoire sera levé. Sans surprise, les entreprises actives dans la culture, les arts et l'événementiel ainsi que dans l'horeca demeurent les plus à risques : 39 % des premières jugent une faillite probable ou très probable, et 24 % des secondes. Suivent l'immobilier (12 %) et le transport et la logistique (11 %).