A l'issue de son premier jour de cotation sur le Nasdaq ce vendredi 23 mars, l'action Dropbox affichait un bond de 36 % par rapport à son prix d'introduction. Il est vrai que les actionnaires de Dropbox ont tout compris de l'économie, qui est finalement la manière de gérer la rareté. Et Dropbox a organisé ...

A l'issue de son premier jour de cotation sur le Nasdaq ce vendredi 23 mars, l'action Dropbox affichait un bond de 36 % par rapport à son prix d'introduction. Il est vrai que les actionnaires de Dropbox ont tout compris de l'économie, qui est finalement la manière de gérer la rareté. Et Dropbox a organisé la demande pour ses propres actions en n'offrant au public que 9 % de son capital, alors qu'en général, une IPO porte sur 30 ou 40 % des actions. Du coup, les titres ont été sursouscrits et ont finalement été offerts au public à 21 dollars alors que la fourchette initiale était comprise entre 18 et 20 dollars. Avec pour résultat que ceux qui n'avaient pu s'approvisionner lors de la souscription se sont rués sur la Bourse. Désormais, la valorisation de Dropbox approche 13 milliards d'euros. Une belle somme pour une entreprise dont les revenus - en hausse de 28 % sur un an - viennent de dépasser le milliard de dollars, mais qui n'a encore jamais pu engranger de bénéfices (Dropbox affiche pour l'an dernier une perte de 111 millions de dollars). Visiblement, si certaines sociétés technologiques essuient un mauvais grain, comme Facebook, d'autres continuent à offrir des valorisations exceptionnelles : Netflix ou Amazon se traitent à 250 fois leurs bénéfices...Voici qui est de bon augure pour l'IPO du spécialiste du streaming, Spotify, le mois prochain.