"Le manque de mètres carrés nous a fait manquer plusieurs opportunités d'installation de nouvelles entreprises. Certaines sociétés pourraient devoir aller s'installer ailleurs en Wallonie si nous ne répondons pas rapidement à leurs besoins." La pression immobilière est l'un des défis majeurs de Bertrand Alexandre, le CEO du Biopark de Gosselies. Il a heureusement été anticipé avec la construction de trois nouveaux bâtiments, afin de doubler la capacité d'accueil du parc en la portant à 70.000 m2 d'ici 2025. Et en cas de besoin, un quatrième (16.000 m2) est déjà dans les cartons.

Ces développements immobiliers devraient permettre au parc d'attirer de nouvelles start-up. Elles furent 12 à s'y installer l'an dernier et l'objectif est d'en accueillir au moins 10 en 2022. Un nouvel appel à projets pourrait d'ailleurs être lancé à destination des biotechs au stade très précoce, avec le concours de Sambrinvest, Theodorus (le fonds de l'ULB) et Fund+.

Le Biopark veut aussi disposer des réserves suffisantes pour permettre aux entreprises existantes de continuer à croître sur place et pour attirer des investissements étrangers. C'est l'une des missions de Bertrand Alexandre, qui a pris ses fonctions l'été dernier après une trentaine d'années d'expérience dans des entreprises comme Sanofi, Boston Consulting Group, GSK ou Celyad. Il convient que la localisation à Gosselies "peut être perçue comme un obstacle par certains investisseurs". Pour y remédier, il propose, "sans attendre 2025", de travailler avec la Ville de Charleroi pour améliorer la desserte en transports en commun et aménager des voiries adaptées au succès du parc. "Nous devrons aussi améliorer les services, horeca et autres du parc, ajoute-t-il. L'objectif est d'en faire un campus attractif qui deviendrait the place to be pour les talents et les biotechs internationales."

3.200 personnes

On l'aura compris, le défi n'est pas seulement de convaincre les entreprises mais aussi les travailleurs potentiels. Le recrutement est en effet un frein récurrent à la croissance des biotechs wallonnes, avec déjà plus de 300 postes ouverts sur le Biopark. L'an dernier, l'emploi a crû de 20% (3.200 personnes) et les plans prévoient de doubler les effectifs en cinq ans. "Nous ne recherchons pas seulement des PhD ( diplômes de doctorat, Ndlr), nous avons aussi besoin d'opérateurs, de techniciens, etc., conclut Bertrand Alexandre. Nous cherchons des personnes rigoureuses, qui vont toujours bien respecter les procédures et contraintes inhérentes aux biotechnologies. C'est une question de mentalité, plus encore que de qualification."

"Le manque de mètres carrés nous a fait manquer plusieurs opportunités d'installation de nouvelles entreprises. Certaines sociétés pourraient devoir aller s'installer ailleurs en Wallonie si nous ne répondons pas rapidement à leurs besoins." La pression immobilière est l'un des défis majeurs de Bertrand Alexandre, le CEO du Biopark de Gosselies. Il a heureusement été anticipé avec la construction de trois nouveaux bâtiments, afin de doubler la capacité d'accueil du parc en la portant à 70.000 m2 d'ici 2025. Et en cas de besoin, un quatrième (16.000 m2) est déjà dans les cartons. Ces développements immobiliers devraient permettre au parc d'attirer de nouvelles start-up. Elles furent 12 à s'y installer l'an dernier et l'objectif est d'en accueillir au moins 10 en 2022. Un nouvel appel à projets pourrait d'ailleurs être lancé à destination des biotechs au stade très précoce, avec le concours de Sambrinvest, Theodorus (le fonds de l'ULB) et Fund+. Le Biopark veut aussi disposer des réserves suffisantes pour permettre aux entreprises existantes de continuer à croître sur place et pour attirer des investissements étrangers. C'est l'une des missions de Bertrand Alexandre, qui a pris ses fonctions l'été dernier après une trentaine d'années d'expérience dans des entreprises comme Sanofi, Boston Consulting Group, GSK ou Celyad. Il convient que la localisation à Gosselies "peut être perçue comme un obstacle par certains investisseurs". Pour y remédier, il propose, "sans attendre 2025", de travailler avec la Ville de Charleroi pour améliorer la desserte en transports en commun et aménager des voiries adaptées au succès du parc. "Nous devrons aussi améliorer les services, horeca et autres du parc, ajoute-t-il. L'objectif est d'en faire un campus attractif qui deviendrait the place to be pour les talents et les biotechs internationales." On l'aura compris, le défi n'est pas seulement de convaincre les entreprises mais aussi les travailleurs potentiels. Le recrutement est en effet un frein récurrent à la croissance des biotechs wallonnes, avec déjà plus de 300 postes ouverts sur le Biopark. L'an dernier, l'emploi a crû de 20% (3.200 personnes) et les plans prévoient de doubler les effectifs en cinq ans. "Nous ne recherchons pas seulement des PhD ( diplômes de doctorat, Ndlr), nous avons aussi besoin d'opérateurs, de techniciens, etc., conclut Bertrand Alexandre. Nous cherchons des personnes rigoureuses, qui vont toujours bien respecter les procédures et contraintes inhérentes aux biotechnologies. C'est une question de mentalité, plus encore que de qualification."