La rumeur et la désinformation ont toujours existé mais depuis l'apparition du coronavirus, elles règnent en maîtres sur les médias sociaux. Véhiculant les pires aberrations, les fake news y circulent aujourd'hui par millions et commencent à constituer une sérieuse menace pour nos démocraties.

L'Europe elle-même s'en est émue au point de lancer en juin 2020 un Observatoire européen des médias numériques (EDMO). Chargé de lutter contre la désinformation, ce dernier vient notamment d'attribuer quelque 2 millions d'euros à un groupe d'acteurs médiatiques de Flandre et des Pays-Bas. Ceux de Flandre sont emmenés par l'hebdomadaire Knack et la VRT qui possède déjà, depuis 2018, une cellule chargée de traquer la désinformation.

"Un Flamand sur deux a un jour pris pour argent comptant une nouvelle qui par la suite s'est révélée fausse," commente Griet De Craen, rédacteur en chef du média public flamand. VRT et Knack travailleront de concert avec la KU Leuven ainsi que la société anversoise Textgain qui développe des logiciels capables de dépister par intelligence artificielle les messages haineux ou la désinformation véhiculée par des textes, quel que soit leur volume.

Chez nos voisins du nord, on retrouve aux côtés des universités d'Amsterdam et de Leyde, l'Institut néerlandais de l'image et du son, l'Algemeen Nederlands Persbureau (ANP) ainsi que le collectif Bellingcat, spécialisé dans la vérification des faits.

Dans la foulée, EDMO a décidé de subsidier un deuxième hub dans nos régions - Edmo Belux - auquel participeront entre autres RTL, l'Agence France Presse, la VUB ainsi que l'UCLouvain Saint-Louis.

La rumeur et la désinformation ont toujours existé mais depuis l'apparition du coronavirus, elles règnent en maîtres sur les médias sociaux. Véhiculant les pires aberrations, les fake news y circulent aujourd'hui par millions et commencent à constituer une sérieuse menace pour nos démocraties. L'Europe elle-même s'en est émue au point de lancer en juin 2020 un Observatoire européen des médias numériques (EDMO). Chargé de lutter contre la désinformation, ce dernier vient notamment d'attribuer quelque 2 millions d'euros à un groupe d'acteurs médiatiques de Flandre et des Pays-Bas. Ceux de Flandre sont emmenés par l'hebdomadaire Knack et la VRT qui possède déjà, depuis 2018, une cellule chargée de traquer la désinformation. "Un Flamand sur deux a un jour pris pour argent comptant une nouvelle qui par la suite s'est révélée fausse," commente Griet De Craen, rédacteur en chef du média public flamand. VRT et Knack travailleront de concert avec la KU Leuven ainsi que la société anversoise Textgain qui développe des logiciels capables de dépister par intelligence artificielle les messages haineux ou la désinformation véhiculée par des textes, quel que soit leur volume. Chez nos voisins du nord, on retrouve aux côtés des universités d'Amsterdam et de Leyde, l'Institut néerlandais de l'image et du son, l'Algemeen Nederlands Persbureau (ANP) ainsi que le collectif Bellingcat, spécialisé dans la vérification des faits. Dans la foulée, EDMO a décidé de subsidier un deuxième hub dans nos régions - Edmo Belux - auquel participeront entre autres RTL, l'Agence France Presse, la VUB ainsi que l'UCLouvain Saint-Louis.