Il jouait au DJ dans les garages des copains depuis l'âge de 12 ans mais Benjamin Noé ne s'était pourtant pas vraiment interrogé: "Est-ce que je veux vivre de cette activité?" C'est pourtant une des premières questions qu'on lui a posées quand il est entré au VentureLab, l'incubateur d'entreprises destiné aux étudiants et jeunes diplômés de l'ULiège. Depuis lors, il a acquis de la confiance, beaucoup d'ambition... et déjà quelques beaux clients, comme les Francofolies de Spa, AB InBev ou l'ULiège.
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Il jouait au DJ dans les garages des copains depuis l'âge de 12 ans mais Benjamin Noé ne s'était pourtant pas vraiment interrogé: "Est-ce que je veux vivre de cette activité?" C'est pourtant une des premières questions qu'on lui a posées quand il est entré au VentureLab, l'incubateur d'entreprises destiné aux étudiants et jeunes diplômés de l'ULiège. Depuis lors, il a acquis de la confiance, beaucoup d'ambition... et déjà quelques beaux clients, comme les Francofolies de Spa, AB InBev ou l'ULiège. A 26 ans, il est à fond dans le projet de développement de sa société, Dionyse. Son coeur de cible: les entreprises qui organisent plusieurs événements par an, dont les sociétés événementielles. Diplômé en sciences de gestion à HEC Liège depuis janvier, Benjamin Noé est sur le point de laisser son statut d'étudiant-entrepreneur pour devenir le patron d'une SRL, qu'il lance entièrement sur fonds propres. "L'investissement de départ, pour tout le matériel, tourne autour des 20.000 euros, indique-t-il. J'ai toujours veillé à mettre les bénéfices de côté pour pouvoir les réinvestir dans ma start-up." Certains parleront de prudence, d'autres de pragmatisme, Benjamin Noé tient à éviter toute pression supplémentaire due à un éventuel emprunt. "Si demain la crise covid devait recommencer, un emprunt serait une épée de Damoclès sur ma tête." La crise covid, durant laquelle les activités de Dionyse ont été à l'arrêt, a eu aussi du bon. C'est durant cette période que Benjamin Noé a eu l'idée devenue le principal élément différenciateur de Dionyse: "Ne sachant pas rester en place deux minutes, j'ai eu envie de construire une scène avec des déchets de bois récupérés auprès d'entreprises locales. Cette première scène m'a pris un an et demi car je l'ai faite moi-même, mais j'avais du temps". Aujourd'hui, la société, basée dans la région spadoise, veut capitaliser sur cette dimension circulaire. "Avec mon équipe, nous avons décidé de poursuivre et d'utiliser des déchets ou des objets de seconde main pour créer nos décors. J'ai pu décrocher un client que je n'aurais peut-être jamais eu sans cette dimension écoresponsable!" Aujourd'hui, l'heure est à la croissance. "On sent chez les gens un réel besoin de se retrouver et de faire la fête. Après la crise covid, nous avons redémarré en flèche avec un chiffre d'affaires annuel de 40.000 euros, sachant que notre marge brute est d'environ 50%. Nous visons les 100.000 euros de chiffre d'affaires pour l'an prochain, car 40% sont déjà engrangés. Par la suite, nous prévoyons une croissance annuelle de 15 à 20%." Ses principaux défis dans les mois à venir seront de diversifier ses activités et de développer son portefeuille de clients. "Nous bénéficions actuellement de l'aide de la Région wallonne pour travailler avec l'agence marketing Martine Constant Consulting Group. L'objectif de la mission est de tester le marché, de voir quels secteurs sont porteurs pour mon activité et de mettre en place des rendez-vous auprès de prospects." Son graal? "L'événement où l'on espère pouvoir mettre le pied un jour, c'est Tomorrowland!"Un article de Liliane Fanello.