Traditionnellement les mois de février et mars sont connus, souligne la dernière étude de SD Worx, pour être des mois où les absences pour maladie augmentent dans le secteur de l'alimentation, mais cette année est différente.

Avec la présence du variant Omicron, l'année 2022 a commencé avec un niveau d'absentéisme élevé dans le secteur de la production alimentaire en janvier; celui-ci s'est souvent retrouvé dans des situations parfois critiques. SD Worx souligne dans son communiqué qu' "après le pic d'Omicron en janvier (4,80%), les absences de courte durée (<30 jours) ont diminué en février pour atteindre 4,12% et 4,06% en mars. Ce chiffre est encore supérieur de 30% à celui de février et mars de l'année dernière (3,03% et 3,10% respectivement). Ce n'est qu'en mars 2020, au début de la première vague, qu'il était encore plus élevé (5,16%). Dans le secteur de la production alimentaire, le pic est derrière nous".

Et c'est une bonne nouvelle car selon François Lombard, Senior Consultant chez SD Worx : " Une hausse aiguë des maladies (de moins d'un mois) peut compromettre la production, mais nous constatons que les entreprises alimentaires anticipent bien ces pics d'absences. En décembre, les taux de maladie étaient déjà plus élevés ; le variant Omicron a encore plus fait grimper le niveau d'absence pour maladie."

"Il est positif que les entreprises alimentaires puissent être flexibles pour une catégorie de leurs travailleurs, renchérit-il. L'année dernière, le pic des maladies de courte durée était plutôt en mars, mais ce n'est pas le cas cette année : les employeurs continuent de faire tout ce qu'ils peuvent pour éviter les interruptions dues à la maladie."

Mais il y a également des mauvaises nouvelles souligne le communiqué car pour environ la moitié des autres secteurs, on constate une résurgence du côté des maladies. La pression sur les secteurs les plus touchés, comme le commerce de détail alimentaire, augmente à nouveau. L'absentéisme de moyenne durée (>30 jours) est de 2,86%, c'est-à-dire 11 % de plus qu'en mars 2021.

Et il existe effectivement des secteurs où l'absentéisme de courte durée a augmenté : le commerce de détail alimentaire présente toujours le taux le plus élevé de congés pour maladie de moins de 30 jours (de 7,19% à 7,40%). Il y a huit autres commissions paritaires où la perte de jours travaillés s'élève à 6 % ou plus. La commission paritaire de production d'aliments diététiques, soupes, condiments et desserts (CP 118.19) est également toujours dans le top 10.

SD Worx
© SD Worx

" Parmi les travailleurs du secteur de la production alimentaire, souligne François Lombard, deux fois plus de jours sont perdus pour cause de maladie que parmi les travailleurs du secteur de la restauration, par exemple. La maladie et les quarantaines éloignaient les ouvriers de la production, tandis que les employés pouvaient se rabattre sur le télétravail. "

C'est ce qui ressort du suivi de l'emploi basé sur les données réelles des calculs de la paie de plus de 750 000 salariés et de l'analyse détaillée des données de la paie de SD Worx basée sur plus de 40 000 travailleurs de l'industrie alimentaire, ouvriers et employés.

Traditionnellement les mois de février et mars sont connus, souligne la dernière étude de SD Worx, pour être des mois où les absences pour maladie augmentent dans le secteur de l'alimentation, mais cette année est différente. Avec la présence du variant Omicron, l'année 2022 a commencé avec un niveau d'absentéisme élevé dans le secteur de la production alimentaire en janvier; celui-ci s'est souvent retrouvé dans des situations parfois critiques. SD Worx souligne dans son communiqué qu' "après le pic d'Omicron en janvier (4,80%), les absences de courte durée (<30 jours) ont diminué en février pour atteindre 4,12% et 4,06% en mars. Ce chiffre est encore supérieur de 30% à celui de février et mars de l'année dernière (3,03% et 3,10% respectivement). Ce n'est qu'en mars 2020, au début de la première vague, qu'il était encore plus élevé (5,16%). Dans le secteur de la production alimentaire, le pic est derrière nous". Et c'est une bonne nouvelle car selon François Lombard, Senior Consultant chez SD Worx : " Une hausse aiguë des maladies (de moins d'un mois) peut compromettre la production, mais nous constatons que les entreprises alimentaires anticipent bien ces pics d'absences. En décembre, les taux de maladie étaient déjà plus élevés ; le variant Omicron a encore plus fait grimper le niveau d'absence pour maladie.""Il est positif que les entreprises alimentaires puissent être flexibles pour une catégorie de leurs travailleurs, renchérit-il. L'année dernière, le pic des maladies de courte durée était plutôt en mars, mais ce n'est pas le cas cette année : les employeurs continuent de faire tout ce qu'ils peuvent pour éviter les interruptions dues à la maladie."Mais il y a également des mauvaises nouvelles souligne le communiqué car pour environ la moitié des autres secteurs, on constate une résurgence du côté des maladies. La pression sur les secteurs les plus touchés, comme le commerce de détail alimentaire, augmente à nouveau. L'absentéisme de moyenne durée (>30 jours) est de 2,86%, c'est-à-dire 11 % de plus qu'en mars 2021.Et il existe effectivement des secteurs où l'absentéisme de courte durée a augmenté : le commerce de détail alimentaire présente toujours le taux le plus élevé de congés pour maladie de moins de 30 jours (de 7,19% à 7,40%). Il y a huit autres commissions paritaires où la perte de jours travaillés s'élève à 6 % ou plus. La commission paritaire de production d'aliments diététiques, soupes, condiments et desserts (CP 118.19) est également toujours dans le top 10." Parmi les travailleurs du secteur de la production alimentaire, souligne François Lombard, deux fois plus de jours sont perdus pour cause de maladie que parmi les travailleurs du secteur de la restauration, par exemple. La maladie et les quarantaines éloignaient les ouvriers de la production, tandis que les employés pouvaient se rabattre sur le télétravail. "