A 16 ans, Marvin Ndiaye était obèse. Il pesait 135 kg. Il a connu les affres des régimes qui culpabilisent et affament. Quelques années plus tard, fort de l'expérience acquise lors de ses études en cuisine à Namur, il a décidé de lancer un concept de plats sains qui ne frustrent pas et permettent de se régaler. L'aventure Fresheo a débuté en octobre 2018 (il a alors 21 ans) dans la cuisine de sa maman. Deux bonnes années plus tard, la start-up a atteint une première vitesse de croisière. Chaque semaine, elle livre 3.000 plats à 350 clients et occupe une vingtaine de personnes dont une dizaine d'étudiants.
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A 16 ans, Marvin Ndiaye était obèse. Il pesait 135 kg. Il a connu les affres des régimes qui culpabilisent et affament. Quelques années plus tard, fort de l'expérience acquise lors de ses études en cuisine à Namur, il a décidé de lancer un concept de plats sains qui ne frustrent pas et permettent de se régaler. L'aventure Fresheo a débuté en octobre 2018 (il a alors 21 ans) dans la cuisine de sa maman. Deux bonnes années plus tard, la start-up a atteint une première vitesse de croisière. Chaque semaine, elle livre 3.000 plats à 350 clients et occupe une vingtaine de personnes dont une dizaine d'étudiants. "Nous travaillons au départ d'une cuisine centrale située à côté de Namur, explique Marvin Ndiaye. Nous louons une ancienne salle de traiteur déjà pourvue d'une cuisine que nous avons juste mise au goût du jour. Nous utilisons l'espace pour stocker nos cartons, nos barquettes et gérer notre service après-vente. Au départ de cette cuisine, nous livrons toute la Wallonie et Bruxelles avec nos cinq camionnettes frigorifiques."Pour une somme comprise entre 8 et 10 euros la barquette (le prix est dégressif), Fresheo propose un repas sain et équilibré contrôlé par une nutritionniste. Les étudiants bénéficient, en outre, d'une réduction de 30%. Tous les produits utilisés sont frais et les barquettes, proposées sous vide et atmosphère protectrice, peuvent donc être congelées. Il n'y a ni additifs, ni conservateurs. Pour atteindre un tel développement en si peu de temps, Marvin Ndiaye a patiemment réinvesti tout ce qu'il gagnait. "Comme j'ai tout fait tout seul, je maîtrise tous les niveaux de la start-up. Je sais où je peux encore améliorer l'opérationnel. Au départ, chez ma maman, mes frais n'étaient pas très élevés et les marges déjà intéressantes. J'ai tout réinvesti et j'ai été beaucoup à l'écoute des clients pour augmenter leur expérience, notamment en ce qui concerne le choix des plats et la livraison. En outre, je favorise le circuit court pour mes ingrédients. Les viandes viennent de JJ Delvaux à qui je loue l'espace et qui est situé en face de la cuisine. Les fruits et légumes proviennent de chez Van Dijk, un grossiste de Namur. Quand on dégage de la marge, il est plus facile de se faire aider par les banques. Notamment pour financer l'achat des camionnettes qui nous permettent de bien maîtriser toute la logistique. J'ai aussi levé 65.000 euros auprès d'un groupe d'investisseurs privés." Depuis sa création, la start-up a engrangé 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires, dont 740.000 rien que l'an dernier. Elle souhaite aujourd'hui pouvoir s'étendre à l'international. "Nous livrons déjà la France via Chronofresh, précise Marvin Ndiaye. Nous apportons les barquettes à Lille et la filiale de La Poste fait le reste. Je souhaite pouvoir m'étendre sur ce marché qui ne représente que 10% du chiffre d'affaires. Mais aussi livrer la Flandre et le Luxembourg. Comme nous sommes déjà proches de la saturation dans notre cuisine, j'ai lancé une levée de fonds auprès de fonds d'investissement et des banques. Ainsi qu'auprès d'organismes comme l'Awex ou finance&invest.brussels. L'idée est de lever 2 millions d'euros. Toute l'activité resterait en Belgique. C'est ici que je veux créer de la valeur et des emplois."