Aujourd'hui, il faut à tout prix éviter une deuxième vague de grande ampleur et élaborer une feuille de route pour permettre à l'économie de continuer à tourner. Selon la FEB, "si nous n'intervenons pas énergiquement aujourd'hui, notre pays risque d'être submergé par une résurgence du virus qui aura des conséquences économiques et sanitaires très lourdes".

La Fédération réclame une feuille de route pour l'économie de toute urgence

Afin d'éviter les faillites assurées en cas de deuxième vague, la FEB demande "d'élaborer en urgence une feuille de route définissant la manière dont les entreprises peuvent fonctionner en toute sécurité si la situation se détériore et si des interventions plus radicales devraient encore imposer".

Un appel au sens civique

"Il y a urgence. Les décisions du Conseil national de sécurité, complétées par des mesures locales adaptées à des situations spécifiques, sont strictes, mais indispensables. Nous avons tous le devoir moral de les respecter. En effet, l'alternative serait bien plus dramatique, à savoir un confinement généralisé en septembre avec encore plus de chômage et de faillites et un système de santé en grand danger. Qui veut de cela ? Certainement pas le monde des entreprises !", déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

Des mesures "extrêmement dures" qui appellent "de nouvelles compensations"

Les nouvelles mesures pour endiguer l'épidémie du nouveau coronavirus annoncées lundi après-midi par la Première ministre Sophie Wilmès ne "sont pas une totale surprise", reconnait l'Union des Classes moyennes (UCM), mais "elles n'en sont pas moins extrêmement dures pour plusieurs secteurs économiques". Le secteur de l'événementiel, l'horeca et le commerce sont principalement touchés, indique-t-elle.

Pour ces secteurs, "le reconfinement partiel est à la fois décourageant et lourd de conséquences concrètes". "Le fédéral, les Régions et les autorités locales devront apporter aux entrepreneurs à nouveau touchés un soutien à la hauteur de la situation", estime-t-elle.

L'Union prend acte des "nouvelles restrictions" et souligne qu'il n'y a d'autres choix que d'accepter les recommandations scientifiques, la priorité absolue étant d'éviter un deuxième confinement.

Ces nouvelles normes plus strictes auront "des conséquences sévères pour des milliers d'indépendants et de PME". "C'est un nouveau coup dur pour l'horeca, qui ne fonctionnait encore que vaille que vaille, et pour le commerce, à quelques jours de l'ouverture des soldes. C'est une catastrophe pour tout le secteur événementiel (culture, loisirs, sports, fêtes privées...), pour lequel toute perspective de réelle reprise est reportée d'au moins un mois."

UCM appelle les autorités politiques, à tous les niveaux, à prévoir un monitoring des secteurs touchés par les nouvelles restrictions. "Il est évident que des aides prévues jusque fin août devront être prolongées et que des aides ponctuelles devront être renforcées", conclut-elle.

Aujourd'hui, il faut à tout prix éviter une deuxième vague de grande ampleur et élaborer une feuille de route pour permettre à l'économie de continuer à tourner. Selon la FEB, "si nous n'intervenons pas énergiquement aujourd'hui, notre pays risque d'être submergé par une résurgence du virus qui aura des conséquences économiques et sanitaires très lourdes".Afin d'éviter les faillites assurées en cas de deuxième vague, la FEB demande "d'élaborer en urgence une feuille de route définissant la manière dont les entreprises peuvent fonctionner en toute sécurité si la situation se détériore et si des interventions plus radicales devraient encore imposer". "Il y a urgence. Les décisions du Conseil national de sécurité, complétées par des mesures locales adaptées à des situations spécifiques, sont strictes, mais indispensables. Nous avons tous le devoir moral de les respecter. En effet, l'alternative serait bien plus dramatique, à savoir un confinement généralisé en septembre avec encore plus de chômage et de faillites et un système de santé en grand danger. Qui veut de cela ? Certainement pas le monde des entreprises !", déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.