La consommation de données mobiles est en croissance exponentielle chez Orange: de 1,8 GB en moyenne par client fin 2017, on est passé à 4,5 GB l'an dernier. L'augmentation a été de près de 50% rien qu'en 2019. "Mais cela met la pression sur notre réseau à cause de la croissance du nombre de clients et de leurs usages. Et nécessite des investissements importants chaque année", relève Michaël Trabbia.

Des fréquences supplémentaires, notamment pour la 5G, sont nécessaires dès 2021 pour faire face à ce trafic, "sinon il y aura des risques de saturation dans les endroits très fréquentés. Et une fois que cela commencera, la qualité du réseau diminuera très rapidement", met-il en garde.

Des désaccords politiques entre Régions et gouvernement fédéral, qui est en outre en affaires courantes depuis plus d'un an maintenant, empêchent cependant de débloquer le dossier de la mise aux enchères du spectre. Pour y répondre, l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) et le ministre des Télécommunication Philippe De Backer ont proposé la semaine dernière d'octroyer des fréquences provisoires permettant un début de déploiement de la 5G en Belgique.

Si le patron d'Orange se réjouit que le sujet soit pris à coeur et poussé de la sorte, il insiste cependant pour que l'on procède au lancement de cette technologie dans de "bonnes conditions". Il pointe ainsi la nécessité d'une visibilité sur le long terme pour les fréquences. Il est question d'une période de vingt ans. "On parle tout de même de plusieurs centaines de millions d'euros d'investissement ici", situe-t-il.

Michaël Trabbia plaide par ailleurs pour qu'une quantité suffisante de spectre -"une ressource limitée et rare"- soit proposée aux opérateurs afin de faire face aux usages en évolution. "Il y a un risque de dispersion si on l'octroie à des acteurs qui vont peu ou pas l'utiliser. Nous préconisons dès lors pour que son allocation soit liée à des obligations de déploiement."

Enfin, les normes environnementales actuelles ne permettent pas un développement optimal de cette technologie en Wallonie, et encore moins à Bruxelles où elles sont trop strictes pour envisager un déploiement, rappelle l'administrateur délégué, qui appelle le régulateur et les autorités compétentes à se saisir de ces différents dossiers.

Par ailleurs, Orange s'est félicité d'avoir pu convaincre plus de 250.000 clients d'opter pour son offre convergente Love, avec l'internet fixe et la téléphonie mobile, le plus souvent accompagnés de la télévision numérique, qui avait été lancée il y a près de quatre ans. La croissance en la matière a d'ailleurs été record au dernier trimestre 2019, avec une hausse de 25.000 clients.

Seul souci, les activités sur le câble ne sont toujours pas rentables pour Orange, qui doit louer les infrastructures câblées de Telenet et Voo (un "duopole") à un prix trop élevé à son goût. Une régulation de l'IBPT est en cours sur les prix de gros pratiqués et devrait aboutir au second trimestre. "Une décision en la matière est absolument nécessaire pour garantir une concurrence soutenable sur ce marché", estime son patron.

Michaël Trabbia a pris l'exemple de l'index des prix à la consommation de la Banque nationale pour démontrer que les prix pour la téléphonie fixe ont augmenté de 35,7% entre 2013 et 2019 en Belgique, là où ils ont baissé de 32,1% sur la même période pour la téléphonie mobile, où la concurrence entre opérateurs est bien plus féroce.

Une baisse de ces prix de gros permettrait également à Orange de lancer une offre internet seul, que l'entreprise espère pouvoir encore lancer dans le courant de cette année, après avoir dû renoncer à le faire en 2019.

La consommation de données mobiles est en croissance exponentielle chez Orange: de 1,8 GB en moyenne par client fin 2017, on est passé à 4,5 GB l'an dernier. L'augmentation a été de près de 50% rien qu'en 2019. "Mais cela met la pression sur notre réseau à cause de la croissance du nombre de clients et de leurs usages. Et nécessite des investissements importants chaque année", relève Michaël Trabbia. Des fréquences supplémentaires, notamment pour la 5G, sont nécessaires dès 2021 pour faire face à ce trafic, "sinon il y aura des risques de saturation dans les endroits très fréquentés. Et une fois que cela commencera, la qualité du réseau diminuera très rapidement", met-il en garde. Des désaccords politiques entre Régions et gouvernement fédéral, qui est en outre en affaires courantes depuis plus d'un an maintenant, empêchent cependant de débloquer le dossier de la mise aux enchères du spectre. Pour y répondre, l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) et le ministre des Télécommunication Philippe De Backer ont proposé la semaine dernière d'octroyer des fréquences provisoires permettant un début de déploiement de la 5G en Belgique. Si le patron d'Orange se réjouit que le sujet soit pris à coeur et poussé de la sorte, il insiste cependant pour que l'on procède au lancement de cette technologie dans de "bonnes conditions". Il pointe ainsi la nécessité d'une visibilité sur le long terme pour les fréquences. Il est question d'une période de vingt ans. "On parle tout de même de plusieurs centaines de millions d'euros d'investissement ici", situe-t-il. Michaël Trabbia plaide par ailleurs pour qu'une quantité suffisante de spectre -"une ressource limitée et rare"- soit proposée aux opérateurs afin de faire face aux usages en évolution. "Il y a un risque de dispersion si on l'octroie à des acteurs qui vont peu ou pas l'utiliser. Nous préconisons dès lors pour que son allocation soit liée à des obligations de déploiement." Enfin, les normes environnementales actuelles ne permettent pas un développement optimal de cette technologie en Wallonie, et encore moins à Bruxelles où elles sont trop strictes pour envisager un déploiement, rappelle l'administrateur délégué, qui appelle le régulateur et les autorités compétentes à se saisir de ces différents dossiers. Par ailleurs, Orange s'est félicité d'avoir pu convaincre plus de 250.000 clients d'opter pour son offre convergente Love, avec l'internet fixe et la téléphonie mobile, le plus souvent accompagnés de la télévision numérique, qui avait été lancée il y a près de quatre ans. La croissance en la matière a d'ailleurs été record au dernier trimestre 2019, avec une hausse de 25.000 clients. Seul souci, les activités sur le câble ne sont toujours pas rentables pour Orange, qui doit louer les infrastructures câblées de Telenet et Voo (un "duopole") à un prix trop élevé à son goût. Une régulation de l'IBPT est en cours sur les prix de gros pratiqués et devrait aboutir au second trimestre. "Une décision en la matière est absolument nécessaire pour garantir une concurrence soutenable sur ce marché", estime son patron. Michaël Trabbia a pris l'exemple de l'index des prix à la consommation de la Banque nationale pour démontrer que les prix pour la téléphonie fixe ont augmenté de 35,7% entre 2013 et 2019 en Belgique, là où ils ont baissé de 32,1% sur la même période pour la téléphonie mobile, où la concurrence entre opérateurs est bien plus féroce. Une baisse de ces prix de gros permettrait également à Orange de lancer une offre internet seul, que l'entreprise espère pouvoir encore lancer dans le courant de cette année, après avoir dû renoncer à le faire en 2019.