Le parquet n'a divulgué aucune identité, mais a reconnu qu'"un certain nombre" des neuf personnes arrêtées lundi lors de ces perquisitions dans des centres postaux ont été placées en détention provisoire après leur audition par un juge d'instruction.

La poste néerlandaise (PostNL) est un des principaux opérateurs de l'expédition de colis en Belgique. Sa filiale dit compter dans le pays "1.500 livreurs actifs", employés majoritairement par des PME sous-traitantes.

La justice belge soupçonne cette filiale de pratiques illégales dans l'emploi de ses livreurs et notamment de "traite d'êtres humains", ce que syndicats et ONG comparent à une forme d'esclavage moderne.

Lundi, les perquisitions ordonnées par un juge d'instruction de Malines (nord) --ville flamande où la filiale a son siège-- ont visé trois dépôts de la région d'Anvers (nord).

Deux d'entre eux ont été mis sous scellés, a précisé mardi dans un communiqué l'Auditorat du travail de Malines, une section spécialisée du parquet.

La police fédérale et l'Inspection du travail ont agi sur ordre du juge d'instruction "pour de possibles faits, entre autres, de traite d'êtres humains, faux en écriture, organisation criminelle et détachement illégal" de travailleurs, a-t-on souligné de même source.

De son côté PostNL Belgique nie les faits reprochés.

Dans un communiqué, la filiale a déploré des "accusations graves" relayées par les médias et l'"impact énorme" sur son personnel provoqué notamment par la fermeture provisoire des dépôts de Wommelgem et Willebroek.

Les perquisitions et les neuf arrestations ont coïncidé lundi avec la journée d'action annuelle organisée par le syndicat socialiste FGTB contre le dumping social.

Le thème est aussi au coeur d'un projet de loi du gouvernement qui entend inciter les opérateurs postaux à employer des livreurs de colis sous contrat fixe.

"Je veux que tous ces opérateurs dans notre pays respectent la législation du travail. La fragmentation du secteur des colis en une multitude de petites entreprises rend le contrôle social presque impossible, ce qui favorise les abus ", a fait valoir la ministre de la Fonction publique et de la Poste, Petra De Sutter.

Le parquet n'a divulgué aucune identité, mais a reconnu qu'"un certain nombre" des neuf personnes arrêtées lundi lors de ces perquisitions dans des centres postaux ont été placées en détention provisoire après leur audition par un juge d'instruction.La poste néerlandaise (PostNL) est un des principaux opérateurs de l'expédition de colis en Belgique. Sa filiale dit compter dans le pays "1.500 livreurs actifs", employés majoritairement par des PME sous-traitantes.La justice belge soupçonne cette filiale de pratiques illégales dans l'emploi de ses livreurs et notamment de "traite d'êtres humains", ce que syndicats et ONG comparent à une forme d'esclavage moderne.Lundi, les perquisitions ordonnées par un juge d'instruction de Malines (nord) --ville flamande où la filiale a son siège-- ont visé trois dépôts de la région d'Anvers (nord).Deux d'entre eux ont été mis sous scellés, a précisé mardi dans un communiqué l'Auditorat du travail de Malines, une section spécialisée du parquet.La police fédérale et l'Inspection du travail ont agi sur ordre du juge d'instruction "pour de possibles faits, entre autres, de traite d'êtres humains, faux en écriture, organisation criminelle et détachement illégal" de travailleurs, a-t-on souligné de même source.De son côté PostNL Belgique nie les faits reprochés.Dans un communiqué, la filiale a déploré des "accusations graves" relayées par les médias et l'"impact énorme" sur son personnel provoqué notamment par la fermeture provisoire des dépôts de Wommelgem et Willebroek.Les perquisitions et les neuf arrestations ont coïncidé lundi avec la journée d'action annuelle organisée par le syndicat socialiste FGTB contre le dumping social.Le thème est aussi au coeur d'un projet de loi du gouvernement qui entend inciter les opérateurs postaux à employer des livreurs de colis sous contrat fixe."Je veux que tous ces opérateurs dans notre pays respectent la législation du travail. La fragmentation du secteur des colis en une multitude de petites entreprises rend le contrôle social presque impossible, ce qui favorise les abus ", a fait valoir la ministre de la Fonction publique et de la Poste, Petra De Sutter.