Les manifestants ont parcouru deux kilomètres jusqu'à la Bevrijdingsplein à Hal, au centre logistique. De la terre a été déchargée sur un parking. Les agriculteurs brandissaient des pancartes avec des slogans tels que "Qui veut posséder la terre récoltera la colère" ou "les agriculteurs en colère contre le vol de terres".

Les agriculteurs dénoncent un "vol des terres" dans le chef de Colruyt. Une étude publiée récemment par Apache indiquait que l'entreprise avait acheté ces dernières années 175 hectares de terres agricoles en Belgique.

"Cela fait grimper les prix pour les jeunes agriculteurs", indique Wim Moyaert, coordinateur du Boerenforum. "Les entreprises qui achètent nos cultures font exploser les prix. Les jeunes n'ont plus les moyens de reprendre les fermes et les terres disponibles se font rares."

Pour le Réseau de soutien à l'agriculture paysanne (Résap), "Colruyt n'est qu'un exemple". Il dénonce "les manoeuvres de la grande distribution qui cherche à prendre le contrôle de nos systèmes alimentaires".

"La grande distribution profite déjà de sa position dominante pour mettre la pression sur les agriculteurs. En s'emparant de la terre, leur principal outil de travail, elle affaiblit encore leur indépendance et leur pouvoir de négociation. On retourne à un modèle quasi féodal", explique Astrid Ayral, permanente de la Fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs (Fugea).

Les manifestants ont également remplacé le slogan de l'enseigne du supermarché de Hal par une banderole "prix cassés sur agriculture brisée".

L'action était organisée en marge de la Journée internationale des luttes paysannes.

Colruyt a réagi vendredi en précisant que l'entreprise achetait des terres dans l'intention de les laisser dédiées à l'agriculture. "Lorsque des terres sont vendues sur le marché immobilier, elles sont souvent affectées à un autre usage", justifie Saskia De Block, responsable agriculture chez Colruyt. "Des terres agricoles restent des terres agricoles: telle est notre intention."

Colruyt affirme aussi ne pas vouloir travailler de manière "agressive". "Nous analysons dossier par dossier et regardons quel est le prix conforme du marché."

Les manifestants ont parcouru deux kilomètres jusqu'à la Bevrijdingsplein à Hal, au centre logistique. De la terre a été déchargée sur un parking. Les agriculteurs brandissaient des pancartes avec des slogans tels que "Qui veut posséder la terre récoltera la colère" ou "les agriculteurs en colère contre le vol de terres". Les agriculteurs dénoncent un "vol des terres" dans le chef de Colruyt. Une étude publiée récemment par Apache indiquait que l'entreprise avait acheté ces dernières années 175 hectares de terres agricoles en Belgique. "Cela fait grimper les prix pour les jeunes agriculteurs", indique Wim Moyaert, coordinateur du Boerenforum. "Les entreprises qui achètent nos cultures font exploser les prix. Les jeunes n'ont plus les moyens de reprendre les fermes et les terres disponibles se font rares." Pour le Réseau de soutien à l'agriculture paysanne (Résap), "Colruyt n'est qu'un exemple". Il dénonce "les manoeuvres de la grande distribution qui cherche à prendre le contrôle de nos systèmes alimentaires". "La grande distribution profite déjà de sa position dominante pour mettre la pression sur les agriculteurs. En s'emparant de la terre, leur principal outil de travail, elle affaiblit encore leur indépendance et leur pouvoir de négociation. On retourne à un modèle quasi féodal", explique Astrid Ayral, permanente de la Fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs (Fugea). Les manifestants ont également remplacé le slogan de l'enseigne du supermarché de Hal par une banderole "prix cassés sur agriculture brisée". L'action était organisée en marge de la Journée internationale des luttes paysannes. Colruyt a réagi vendredi en précisant que l'entreprise achetait des terres dans l'intention de les laisser dédiées à l'agriculture. "Lorsque des terres sont vendues sur le marché immobilier, elles sont souvent affectées à un autre usage", justifie Saskia De Block, responsable agriculture chez Colruyt. "Des terres agricoles restent des terres agricoles: telle est notre intention." Colruyt affirme aussi ne pas vouloir travailler de manière "agressive". "Nous analysons dossier par dossier et regardons quel est le prix conforme du marché."