Pendant la crise sanitaire, le commerce alimentaire a été poussé dans le dos par la fermeture de l'horeca, le télétravail et la cuisine à la maison, ce qui a permis de décupler les ventes. La CSC Alimentation a tenté d'objectiver ces gains en analysant les comptes déposés par 5.000 entreprises à la Banque nationale.

Il en ressort que le bénéfice après impôts est passé de 865 millions d'euros en 2019 à 1,8 milliard d'euros en 2020, soit une augmentation de 108 %.

"C'est du jamais vu, il s'agit d'un record", commente Olivier Malay, économiste et co-auteur de l'étude. "Les grandes entreprises (plus de 250 travailleurs) sont celles qui ont le plus profité de la crise, avec une hausse spectaculaire des bénéfices (+166%). Mais même les petites (moins de 50 travailleurs) ont connu une hausse inédite de leurs bénéfices, de 51%."

Les dividendes distribués par les entreprises de l'alimentation ont, quant à eux, augmenté de 70%. Les autres grands gagnants de la crise sont les administrateurs et gérants, qui ont vu leur rémunération moyenne s'accroître de 30%.

"Derrière les profits se trouve le travail d'hommes et de femmes qui se sont dépensés sans compter", signale Kris Vanautgaerden, responsable syndical national du secteur alimentation à la CSC. Or la masse salariale n'a augmenté que de 0,2% en 2020 par rapport à 2019.

"Nous demandons des améliorations au niveau du pouvoir d'achat", poursuit Kris Vanautgaerden. "Mais aussi qu'on puisse discuter de l'amélioration des conditions de travail et de la diminution de la pression dans chaque entreprise. Vu les dividendes versés aux actionnaires, c'est la moindre des choses. À moyen terme, il faut aussi sortir de la loi de 1996 qui gèle les salaires car c'est le fond du problème."

Pendant la crise sanitaire, le commerce alimentaire a été poussé dans le dos par la fermeture de l'horeca, le télétravail et la cuisine à la maison, ce qui a permis de décupler les ventes. La CSC Alimentation a tenté d'objectiver ces gains en analysant les comptes déposés par 5.000 entreprises à la Banque nationale. Il en ressort que le bénéfice après impôts est passé de 865 millions d'euros en 2019 à 1,8 milliard d'euros en 2020, soit une augmentation de 108 %. "C'est du jamais vu, il s'agit d'un record", commente Olivier Malay, économiste et co-auteur de l'étude. "Les grandes entreprises (plus de 250 travailleurs) sont celles qui ont le plus profité de la crise, avec une hausse spectaculaire des bénéfices (+166%). Mais même les petites (moins de 50 travailleurs) ont connu une hausse inédite de leurs bénéfices, de 51%."Les dividendes distribués par les entreprises de l'alimentation ont, quant à eux, augmenté de 70%. Les autres grands gagnants de la crise sont les administrateurs et gérants, qui ont vu leur rémunération moyenne s'accroître de 30%. "Derrière les profits se trouve le travail d'hommes et de femmes qui se sont dépensés sans compter", signale Kris Vanautgaerden, responsable syndical national du secteur alimentation à la CSC. Or la masse salariale n'a augmenté que de 0,2% en 2020 par rapport à 2019. "Nous demandons des améliorations au niveau du pouvoir d'achat", poursuit Kris Vanautgaerden. "Mais aussi qu'on puisse discuter de l'amélioration des conditions de travail et de la diminution de la pression dans chaque entreprise. Vu les dividendes versés aux actionnaires, c'est la moindre des choses. À moyen terme, il faut aussi sortir de la loi de 1996 qui gèle les salaires car c'est le fond du problème."